Des changements s’imposent

Lettre adressée à M. Sébastien Rouleau, directeur de l’hébergement au CIUSSS de la Mauricie–Centre-du-Québec.

Monsieur Rouleau,

Étant donné que la situation financière de ma mère n’a pas changé, je dois me conformer à l’augmentation du loyer pour l’année 2018.

Par conséquent, je m’attends à une amélioration des services. Je n’accepterai plus des situations qui se sont produites, entre autres, le 17 août 2017 et le 27 décembre 2017. C’est-à-dire: que ma mère soit en jaquette à mon arrivée en fin de journée pour la faire souper. Je vous mentionne que tous les résidents étaient aussi en jaquette en raison d’un manque de personnel sur le chiffre du jour. Ceci est inacceptable.

J’apprécierais que ma mère reçoive en services l’équivalent du montant qu’elle verse (montant qui est, selon moi, exorbitant si on considère les lacunes que l’on rencontre dans le système de santé) pour le loyer en centre d’hébergement. Il est clair qu’une partie de cette somme n’est pas utilisée pour augmenter la liste de rappel.

L’augmentation pourrait aussi être employée à l’amélioration de la propreté des planchers dans le salon des résidents. J’ai dû laver le plancher un soir, je ne pouvais tolérer l’état de celui-ci. Des restes d’aliments et des taches à la grandeur du salon. Un nettoyage s’impose après chaque repas, autant le midi que le soir.

Comme vous avez soi-disant un problème de personnel, ceci éviterait aussi les risques de chutes des employés.

Une autre situation à corriger: la période qui suit les repas. Comme les employés sont occupés à changer les résidents, dans les chambres, il n’y a aucune surveillance pour les résidents qui sont laissés seuls dans le salon. J’ai dû intervenir à deux reprises pour empêcher qu’une résidente soit blessée par une autre (qui n’est pas dans la même unité). Je considère que ce n’est pas à moi de le faire.

Comprenez bien que je ne blâme en aucun cas le personnel sur place. Ils font déjà leur possible avec le peu d’effectifs que vous leur offrez.

Une des solutions serait peut-être que les dirigeants, vous y compris, viennent sur place constater ce qui se passe réellement dans les résidences.

Vous avez souvent et régulièrement été mis au courant de ces situations mais rien n’a changé.

En résumé, j’espère voir, d’ici peu, des changements positifs dans l’ensemble du milieu de vie de ma mère et des autres résidents.

Francine Rochette

Notre-Dame-du-Mont-Carmel