Dr. George Petruncio, a family doctor, reviews the charts of a new patient in his office in Turnersville, N.J., June 24, 2011. Petruncio is opposed to a plan by the Obama administration to deploy a team to pose as patients, call doctors’ offices and see how difficult it is to get care (Jessica Kourkounis/The New York Times) GENERIQUE MEDECIN, DOCTEUR, SANTE

Dénoncer ailleurs mais ne rien faire ici

Un peu partout dans le monde, on peut voir des gouvernements, des dictateurs, des chefs d’État être accusés par la communauté internationale de détournements de fonds au profit des membres de la famille et des amis.

Le Canada est aux premières loges pour dénoncer ces abus. Mais que fait le Canada si ces abus se produisent à l’interne? À vous de juger.

Depuis le Dr Bolduc en passant par le Dr Barrette et le Dr Couillard, nous avons pu assister à une hausse des émoluments des médecins et encore plus au niveau des spécialités dont, je vous le rappelle, les Barrette et Couillard font partie, et personne au gouvernement ne semble être au courant des règles d’éthiques et de conflits d’intérêts dont à l’évidence on est confronté par cette dynastie médicale!

Dans tous les gouvernements de pacotilles, fixer hors normes les salaires de ses confrères, et par le fait même celui de notre propre salaire advenant la perte de leur siège à l’Assemblée nationale, et ce, au détriment des autres corps de métiers collatéraux, cela s’appelle de la collusion, de l’abus de pouvoir, du détournement de fonds au profit d’un groupe dont on est partie prenante, de l’abus de confiance et de la fraude. On le dénonce ailleurs, mais ici?

Il est vrai que dans notre beau Canada, le fait que les pétrolières indiquent le même prix à la pompe, tuant ainsi la libre concurrence, n’est pas de la collusion et du contrôle systémique des prix et que ça coûte des millions aux consommateurs! On préfère s’attaquer au «cartel du pain» qui nous aurait volé quelques dollars par année.

J’espère que les syndicats du système de santé québécois vont s’unir et demander à la justice d’enquêter et d’annuler ces hausses injustifiées entre médecins condescendants qui se sont faites, je vous le rappelle, sur le dos des autres acteurs du système de santé à qui on a enfoncé, de force dans la gorge, à coup de menaces et de coupures sauvages, de ridicules augmentations de salaires et des conditions de travail exécrables pour dégager assez d’argent pour gonfler davantage les poches des nouveaux «entrepreneurs» en santé…

Jean-Noël Béliveau

Trois-Rivières