L’auteur ce cette lettre, François Landry, apparaît ici au centre, lors d’une rencontre des organismes communautaires de la région, il y a quelques mois.

De l’importance des organismes communautaires

L’auteur, François Landry, est coordonnateur de la Table régionale des organismes communautaires Centre-du-Québec et Mauricie.

En ces élections générales, je m’adresse aux candidates et aux candidats des partis actuellement représentés à l’Assemblée nationale. Vous recevrez dans les prochains jours une lettre qui vous présentera les attentes des organismes communautaires en santé et services sociaux du Centre-du-Québec et de la Mauricie envers le prochain gouvernement.

Nous avons rencontré plusieurs d’entre vous, certains pour la première fois, d’autres nous connaissaient déjà très bien. Cela dit, à chacune de nos rencontres, nous sommes toujours agréablement surpris de vous entendre souligner l’importance des organismes communautaires pour notre société, ainsi que l’importance de notre travail et de notre engagement citoyen.

Malheureusement, cette importance que vous nous accordez est très peu présente dans cette campagne électorale. Le discours et les promesses sur le système de santé québécois occultent le rôle et le financement des organismes communautaires. Aux yeux des élus, parler du système de santé est plus populaire et payant politiquement.

Le système de santé a ses limites. Il ne peut intervenir auprès de l’ensemble de la population. L’acte médical est la conception de la bonne santé d’une population. Pourtant, différents déterminants sociaux définissent l’état de santé d’une population en général (les facteurs biologiques, le bagage génétique, le milieu physique et les facteurs sociaux et économiques).

Actuellement, dans notre région, ce sont près de 2000 travailleuses (largement majoritaires) et de travailleurs, appuyés par 15 000 bénévoles, qui aident à nourrir plus de 29 000 personnes chaque mois, qui viennent en aide à 25 000 personnes en perte d’autonomie, qui rejoignent plus de 10 000 jeunes, qui aident 9000 personnes handicapées et leurs familles, qui hébergent 2000 personnes aux prises avec d’importants problèmes sociaux.

C’est toute une communauté qui aide sa communauté. Et qui de mieux placé que la communauté pour savoir ce qui est bon pour elle?

Le geste le plus simple pour le gouvernement serait de venir en aide, à son tour, à ces communautés en finançant adéquatement les organismes communautaires en santé et services sociaux.

En investissant dans ces organismes communautaires, le gouvernement investirait dans la santé et le bien-être de la population. Pour le Centre-du-Québec et la Mauricie, le sous-financement des organismes communautaires en santé et services sociaux est aujourd’hui chiffré à 24 millions $.

Nous demandons que notre gouvernement reconnaisse l’apport essentiel des organismes communautaires en santé et services sociaux et les respecte à leur juste valeur. Un premier geste sera de prendre des engagements. Le second geste sera de passer de la parole aux actes.