De l’avenir des églises catholiques trifluviennes

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
OPINIONS / À l’occasion des récentes fêtes de Noël et du Nouvel An et à titre de croyant pratiquant de plus en plus tiède cependant, j’ai assisté aux célébrations eucharistiques de la communauté locale Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus. Ces deux activités m’ont fait prendre conscience que la taille de ce lieu de culte répond très exactement aux besoins de l’Église catholique diocésaine.

À chaque occasion, nous étions une centaine de fidèles et l’église était presque pleine. Le même nombre de fidèles dans l’un ou l’autre des lieux de culte trifluviens aurait donné l’impression que l’église était vide. Avec la contribution de la chorale et la proximité entre les fidèles, il m’a semblé que le célébrant était animé d’un dynamisme autre que celui qui l’aurait habité dans un lieu de culte désert ou presque.

Certains diront: «Voilà la preuve qu’il faut se départir des lieux de culte en les mettant en vente». Grave erreur. Pour moi, c’est plutôt là la preuve qu’il faut repenser l’utilisation de nos lieux de culte en les réaménageant afin de garder des services de proximité. Son parc immobilier est désormais la seule richesse que possède l’Église catholique trifluvienne. Elle ne peut plus compter sur des revenus importants comme l’étaient les quêtes dominicales, la dîme et la célébration de mariages et de funérailles qui lui assuraient son pain et son beurre, il n’y a pas si longtemps.

Pour reprendre une expression chère à un ancien compagnon de l’Assemblée de fabrique de la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens, «il faut mettre nos bâtiments à l’ouvrage», c’est-à-dire faire en sorte qu’ils génèrent une partie importante des revenus dont la paroisse a besoin pour remplir sa mission, à savoir répandre le message de Jésus-Christ.

Les solutions possibles sont nombreuses. Cependant il faut accepter de s’asseoir avec les forces vives de chaque milieu pour réfléchir à des projets à mettre en branle pour réaliser cet objectif, à savoir garder des services de proximité dans chaque communauté locale.

Pierre Auger

Trois-Rivières