Les portes-paroles de Québec Solidaire Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois sont de passage dans Brome-Missisquoi. Ils parleront de transport actif chez Pleins Rayons avec leur candidat local, Alexandre Legault. Cynthia sur place.

De la parole aux actes

Durant les élections de 2014, seulement 23 % des candidats en Mauricie et Nicolet-Bécancour étaient des femmes. En réalité, à la grandeur de la province, le pourcentage s’élevait à environ 30 %. Seul Québec Solidaire affichait une parité des genres. Johanne Blais de la Table de concertation du Mouvement des femmes de la Mauricie soulignait, en 2014, que «la résistance au changement est un obstacle». Cependant est-ce que c’est la seule raison qui amène ce si grand écart?

Je suis d’avis que l’on peut combattre cette résistance en encourageant ces femmes, qui sont portées par un désir de vouloir s’impliquer dans les sphères politiques, et en les soutenant. On mentionne, souvent, que le système parlementaire a été fait pour des hommes qui peuvent s’éloigner de leur famille et travailler à l’extérieur. Or, les rôles familiaux sont désormais différents: il suffit qu’elles se sentent épaulées par leur conjoint, leurs amis et leurs collègues. Des groupes de femmes aident aussi à effectuer ce saut en politique: en donnant des exemples aux femmes pour les appuyer. Néanmoins, les partis politiques doivent eux-mêmes continuer à encourager les candidatures féminines.

Je dois saluer tous les partis politiques, cette année, qui ont rempli leur objectif d’atteindre la parité des genres. Une parité qui s’élève, cependant, à 40 %. Pour ma part, lorsqu’on me parle d’équivalence, cela m’amène à espérer un pourcentage de 50 %. Je dois souligner que seulement deux partis politiques respectent cela, dont Québec solidaire. C’est d’ailleurs le seul parti à avoir une femme comme co-porte-parole.

Malgré que l’on soit en 2018, les femmes doivent, encore, mener un combat pour asseoir leurs positions, particulièrement, dans des postes de pouvoir. Le discours de Québec solidaire est rafraîchissant, c’est le seul qui affiche clairement son positionnement envers la place de la femme, par exemple en faisant la promotion de l’équité salariale. Ça l’est davantage quand je remarque, dans les actualités, que d’autres affichent un «féminisme de façade».

Je vous rappelle que les femmes constituent un peu plus que la moitié de la population québécoise. Je crois que si l’on veut un véritable exercice de démocratie, on doit se soucier davantage de la représentation de la femme et surtout, des enjeux qui les touchent. Si Québec solidaire est capable à la fois de favoriser une véritable parité et de prôner un sincère féminisme, pourquoi les autres partis ne le pourraient pas? Nous devons, de notre côté, encourager les médias à continuer de soulever cette question! Merci, Québec solidaire pour ce souci constant.

Audrey Hivon

Trois-Rivières