Couper les vivres à l’école privée?

Manon, pour accomplir ses belles promesses, devra disposer de quelques milliards. Elle aura recours à différentes mesures de financement. Entre autres: l’abolition des subventions aux écoles privées. Actuellement 121 000 élèves québécois fréquentent le privé, au primaire et au secondaire, soit 26 % des 1 614 000 de la gent étudiante au Québec.

Il en coûte, à l’État, en moyenne 9718 $ par élève au public tandis qu’au privé un élève coûtera, à l’État en subvention, 4593 $, soit 40 % moins cher. La différence est payée par les parents et l’institution. Ces mêmes parents paient leurs taxes scolaires comme tout le monde.

Dans l’hypothèse d’une abolition de toute subvention à l’école privée, l’État aurait à payer le plein prix pour chacun des élèves du privé qui intégrerait le secteur public. Sans oublier l’aménagement des locaux, la multiplication des services, le nombre des nouveaux enseignants, etc. En somme, l’abolition des subventions actuelles aux écoles privées imposerait à l’État une dépense de quelque 600 millions de dollars.

On comprend l’attitude de René Lévesque, en son temps. Il permettait à ses députés de parler, pendant une campagne électorale, d’abolition de toute subvention aux écoles privées, car cette mesure souriait à plusieurs. Mais, disait-il, on ne coupera pas les vivres au privé. Ça coûterait trop cher à l’État.

Jean Panneton

Trois-Rivières

INJUSTICE

En sortant de la projection du dernier film de Michael Moore, j’ai ressenti de la rage, mais, merci monsieur Moore. Merci de m’éclairer sur les dessous de ce monde de corruption qui est au pouvoir.

Je suis bien consciente que la corruption existe, que le système des retours d’ascenseurs fonctionne très bien, que les amis au pouvoir aident leurs petits amis, mais de me le faire lancer en plein visage en écoutant Fahrenheit 11/9 a fait ressurgir un sentiment d’indignation. De voir à quel point on se fait tellement manipuler par ces «powertrippeux» me dégoûte.

Tant d’injustices se passent, à tous les niveaux, des plus petits «powertrippeux» jusqu’aux grands de ce monde. Mais que faire? Qui a le temps de s’indigner, de manifester, de préparer les dossiers et les présenter à qui de droit?

On est dans notre mode de vie «métro-boulot-dodo» et si on peut se le permettre, quelques loisirs pour le temps qu’il nous reste. Que faire si on est témoin ou si on vit de l’injustice? Je salue bien bas ceux qui consacrent leur vie ou leur temps libre à combattre l’injustice.

Élise Lebourdais

Trois-Rivières