Contre la violence sous toutes ses formes

Ce vendredi 21 septembre marque la Journée d’action contre la violence faite aux femmes. Ce n’est pas parce que le Québec est en campagne électorale que cette journée doit passer au second plan. Et la nature de ce problème de société de même que sa gravité, nous impose, il me semble, d’éviter de faire de la surenchère politique à ce sujet.

Il faut d’ailleurs saluer le consensus des principales formations politiques pour se donner les moyens d’en finir un jour face à ce fléau qui frappe tant de femmes au Québec comme ailleurs dans le monde.

Il n’en demeure pas moins que l’ampleur et la résonnance qu’a eu le mouvement #MoiAussi (#metoo) dans le monde, mais aussi au Québec, témoigne d’ailleurs de l’ampleur du problème de la violence à caractère sexuel auquel sont confrontées de trop nombreuses femmes.

Cela ne doit pas nous faire oublier cependant qu’il existe une autre forme de violence, plus insidieuse celle-ci, dont les femmes sont principalement victimes et cette la violence, c’est celle de la pauvreté. Au moment même où la Marche de villes en villages pour le droit au logement, organisée par le FRAPRU, traverse notre région, il faut rappeler que les femmes locataires sont les premières victimes d’un coût de loyer trop onéreux par rapport à leurs moyens mettant, dès lors, en péril la satisfaction de leurs autres besoins de base.

Débourser plus de 30 % de ses revenus pour se loger constitue un indice indéniable d’une situation économique des plus précaires. Or à cet égard, les chiffres sont éloquents en ce qui concerne les trois principales villes de notre région. À Trois-Rivières c’est pas moins de 41 % des femmes locataires qui paient plus de 30 %. Shawinigan enregistre un taux de 39 % alors que La Tuque ferme la marche avec un pourcentage de 28 %. Ces statistiques témoignent bien du chemin qu’il nous reste à faire en matière de lutte à la pauvreté des femmes.

Profitons de cette journée du 21 septembre pour saluer le travail du Mouvement des Femmes tels, CALACS, Centres des femmes, Maisons d’Hébergement, Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, pour l’incessant travail qu’elles accomplissent afin contrer la violence faite aux femmes et leur apporter secours et réconfort. Profitons-en aussi pour souligner la contribution du Comité logement Trois-Rivières qui, à sa façon, participe au quotidien à la lutte contre la violence faite aux femmes en défendant leur droit à un logement abordable et en bon état et en réclamant, comme le rappelle la grande Marche en cours, une hausse significative des investissements dans le domaine du logement social.

France Cormier

Co-porte-parole

Québec solidaire Mauricie