CHSLD: pour un retour à des structures autonomes

OPINIONS / Pourquoi ne pas prendre le CHSLD Laflèche et en faire un projet pilote? Il doit sûrement avoir un directeur général, secrétaire, quelqu’un à la comptabilité, bref une direction comme une entreprise.

Ensuite on donne les pleins pouvoirs d’emploi, d’horaires de travail avec aucune mobilité. Qu’on retourne comme dans les années 80 et avant!

Alors le directeur embauche son personnel qui sera permanent à cette résidence. Pas du personnel qui un jour est à Laflèche, le lendemain à Cooke à Trois-Rivières, le surlendemain au centre hospitalier régional ou dans un autre CHSLD.

Non, des médecins, des infirmiers, des préposés, des concierges, des secrétaires, etc., tous du personnel de la région, qui aurait pris le temps d’envoyer leur CV à Laflèche. Des gens qui auraient un signe d’appartenance avec un budget aussi pour que la direction puisse à Noël acheter un manteau aux couleurs de Laflèche. Pour qu’il puisse y avoir une discussion et une fierté entre des employés de Laflèche et un autre établissement, bref faire de ces centres des résidences plus humaines.

Présentement on embauche, on promène les gens, ils sont en attente des années pour devenir permanents, ils attendent le téléphone la veille pour savoir où se présenter le lendemain.

Et ça coûterait combien de plus?

Combien coûtent les structures CISSS et CIUSSS juste pour les têtes dirigeantes et la bureaucratie?

Dans une plus petite structure, la direction connaîtrait par son prénom chaque employé, connaîtrait les délégués syndicaux personnellement et pourrait se permettre de parler et de jaser pour régler un conflit avec un employé ou même trouver de nouvelles méthodes.

On ne parle pas ici de 3000 employés, 1000 résidents; on parle d’une centaine d’employés et d’une centaine de résidents.

A-t-on besoin d’un directeur général à 250 000 $ par année? Non, on a besoin d’un rassembleur qui ne vient pas nécessairement du milieu de la santé, d’un gestionnaire qui pourrait prendre des décisions sans se rapporter et attendre que la structure énorme du CIUSSS réponde.

D’un gestionnaire où tout le personnel aurait envie d’aller travailler le matin et fier de le faire.

Un gestionnaire qui, lorsqu’il passerait dans le corridor, pourrait aussi se pencher et ramasser le papier à terre en souriant et en saluant ses résidents et son personnel.

Qu’on humanise un peu la fonction publique et qu’on abandonne les lourdes structures qui sont censées nous faire faire des économies.

Avant de dépenser autant d’argent dans des maisons pour aînés, mais qui auront la même structure, on devrait juste rendre les bâtiments qu’on a présentement plus fonctionnels et plus humains.

Et le tout passerait sûrement par une gestion indépendante de tous les CHSLD.

Daniel Gauthier

Trois-Rivières