Jean-François Lisée

Chassez le naturel, il revient au galop

Bon nombre de personnes se demandaient la semaine dernière ce qui se passait avec le Parti québécois.

Trois démissions coup sur coup avec comme explications, tout sauf la vérité...

Récemment, nous apprenions que le chef Jean-François Lisée est en pourparlers avec un ancien chef, Pierre Karl Péladeau, pour un retour éventuel en politique active et ceci dû au fait qu’il a réglé ses affaires personnelles et qu’il ressent encore ce besoin de participer et de contribuer à la chose publique.

Revenons aux démissions. Qu’on nous serve toutes les raisons du monde pour les justifier, nous venons de comprendre le vrai pourquoi; la vraie et unique raison est tout simplement là. 

Le retour de PKP parmi un groupe qui n’a pas fini de s’agrandir, dis-je, qui ne peut le sentir. Alors le chef y voit une occasion de faire d’une pierre deux coups: réintégrer une figure populaire et en même temps se débarrasser de personnages menaçants pour sa position de chef. 

Encore une fois le Parti québécois nous démontre sa profondeur morale...

Chaque fois qu’un membre proéminent n’obtient pas ce qu’il veut, c’est la démission ou on le force à démissionner... Il suffit de regarder tous les chefs qui se sont fait montrer la porte depuis René Lévesque.

Avec tous ces exemples d’individus qui font passer leurs intérêts personnels avant ceux du public, qu’ils sont censés servir, il est facile de comprendre pourquoi ce parti se situe aujourd’hui à égalité avec Québec solidaire.

Chassez le naturel, il revient au galop.

Jacques A. Dion

Trois-Rivières