C’est qui le boss?

OPINIONS / Lettre ouverte au maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

Dans une entrevue à la radio locale ainsi que dans les journaux, vous faites part de votre mécontentement face au travail de la députée provinciale de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, dans le dossier des ambulanciers, ô combien complexe.

En fait, il n’est pas question ici, dans cette missive, de décortiquer les tenants et aboutissements du dossier susmentionné mais bien votre attitude. L’attitude que vous adoptez envers vos pairs, vos électeurs, et le reste du petit peuple que tous semblent représenter pour vous. La députée provinciale fait pourtant un travail titanesque pour l’agglomération. Elle fait preuve de justice envers toutes les municipalités de sa circonscription.

Marie-Louise Tardif n’est qu’une de vos cibles. En fait, la population en générale subit votre appropriation du pouvoir, sans parler des membres du conseil municipal qui semblent être là à titre de marionnettes (je leur offre mes plus plates excuses) puisque personne ne semble enclin à s’exprimer contre vos opinions biaisées.

Peut-être n’avez-vous pas saisi la différence entre le poste que vous occupiez antérieurement et celui que vous détenez présentement. Vous donnez l’impression d’être assis sur un trône, tel un Romain ordonnant à sa Cour de regarder dans l’arène et de voir ce qui les entoure s’effriter. Votre gestion du parc de Carignan par exemple a soulevé des protestations pour lesquelles vous n’avez eu absolument aucune écoute. Il fallait que la majorité s’en tienne à votre décision. Vous avez été incapable de faire montre d’empathie pour une infime partie de la population qui jouissait de cet endroit.

Votre dernière sortie en règle dans l’édition du journal Le Nouvelliste de ce lundi 20 juillet 2020 laisse croire que, à vos yeux, Marie-Louise Tardif ne fait pas son travail de députée. Parce que vous ne pouvez vous octroyer à vous seul le règlement d’un dossier qui traîne depuis des années, vous faites connaître votre insatisfaction et demandez, non exigez, de traiter dorénavant seulement avec le ministre.

On pourrait vous croire atteint d’autoadmiration. Vous ne discutez pas, vous ordonnez. Vous n’écoutez pas, vous parlez. Vous n’êtes pas empathique, vous êtes cynique. Marie-Louise Tardif fait l’unanimité dans la population. Taisez-vous et ouvrez les yeux et les oreilles. Vous comprendrez alors que votre ère est bien près de se terminer. C’est toute la grâce que je nous souhaite.

Claudette Claveau
La Tuque