Ces personnes qui montent aux barricades chaque fois qu’elles le peuvent...

OPINIONS /

Ce texte fait écho au refus d’octroyer une subvention de 100 000 $ au Grand Prix de Trois-Rivières pour financer des activités familiales gratuites entourant le projet de «rallycross» d’hiver.

J’ai appris jeudi matin que la demande de subvention pour l’événement «rallycross» du GP3R a été refusée par le conseil de ville. Suis-je le seul à penser que cette décision n’a aucun sens? Depuis quand une ville nuit elle-même à son développement économique? Devrait-on fermer les centres commerciaux pendant la période des Fêtes sous prétexte que cela encourage la surconsommation? Pourquoi refuser de permettre une activité qui stimulerait l’économie locale, mais accepter d’augmenter le salaire des élus? C’est un non-sens, une décision ignoble et ignorante. Pourquoi? Pour rendre heureux une douzaine d’écologistes amateurs, complètement ignorants des enjeux économiques d’une telle décision.

Souvenez-vous des années ou le Grand Prix n’était plus présent à Trois-Rivières. Souvenez-vous à quoi ressemblait le centre-ville... C’était misérable. Le Grand Prix c’est notre symbole, c’est un événement majeur jouant un rôle très important sur l’économie locale. J’ai longtemps travaillé dans les commerces du centre-ville et j’ai été un témoin direct de l’impact économique que cela apporte à notre ville. Certains travailleurs réussissent même à faire l’équivalent de tout leur salaire estival en une seule semaine pendant la période du Grand Prix.

Ce geste de la part de nos élus est le résultat d’une décision forcée par un petit groupe de personnes qui n’ont rien d’autre à faire que de monter aux barricades chaque fois qu’ils le peuvent.

Ce sont eux qui vont se plaindre qu’il y a un défaut de fabrication sur un produit du «magasin à une piasse». Eux qui critiquent tout, qui ont toujours des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux. Eux qui demandent à voir le gérant parce qu’il manque un cornichon dans leur trio qu’ils ont payé 4,50 $ avec un bon de réduction. Eux, dont les phrases commencent toujours par un «Oui, mais moi!».

J’ai parfois l’impression que ces personnes scrutent l’actualité à la loupe dans l’unique but de trouver ce qu’il pourrait y avoir de négatif. Même dans les plus beaux gestes, les plus belles nouvelles, les meilleures idées, ils trouveront une faille.

Cela me rappelle les écologistes qui ont fait stopper la construction d’un barrage hydro-électrique à l’époque de Robert Bourassa. M. Bourassa s’est battu pour réaliser ce projet, car nous étions financièrement capables et ça aurait assuré une source d’énergie propre pour le futur.

Résultat: aujourd’hui, notre capacité à fournir de l’électricité est limitée, notre facture d’Hydro-Québec ne cesse d’augmenter et la possibilité de construire un barrage comme celui proposé par M. Bourassa est maintenant un conte de fées. Nous avons préféré écouter une bande de «hippies» plutôt qu’un diplômé de Harvard. Je suis conscient qu’un tel projet aurait inondé des terres dans le nord du Québec, mais connaissez-vous un moyen de produire de l’électricité plus propre et efficace que l’hydro-électricité?

En ce qui concerne le Grand Prix, ce ne sont pas deux petits jours de course automobile qui feront une différence sur l’environnement. Je ne suis pas en train de dire que je suis contre la protection de l’environnement. Je participe comme chacun de vous à entretenir des habitudes de vie respectant notre planète. Cela ne m’empêche pourtant pas d’assister à des événements dans ma ville et de manger un hot-dog ou boire un café acheté aux commerçants locaux. Je ne me sens pas du tout coupable de contribuer à nourrir ma communauté.

Ce n’est pas parce que vous avez lu un livre pendant vos études collégiales que vous êtes de grands penseurs. Ce n’est pas parce que «toi» tu as une conscience sociale que le reste du monde autour de «toi» est ignorant. Ta bannière de manifestant faite en vinyle non réutilisable peinte à la peinture en aérosol pollue plus que deux jours de courses automobiles. Soyez plus logiques, intelligents, positifs et ouverts d’esprit. Prenez le temps de vous écouter parler, de peser chacun de vos mots. Prenez le temps de regarder l’autre côté de la médaille. La réalité se situe juste un peu plus loin que le bout de votre nez et non pas autour de votre nombril. Pour les dix ou douze personnes qui se préoccupent de l’impact sur l’environnement d’une fin de semaine de course... Ne prenez pas votre voiture pendant cette fin de semaine et laissez-nous profiter de la vie et dépenser notre argent chez nous.

Dany Girard

Trois-Rivières