Célébrons notre fierté, notre culture, notre histoire, nos racines et nos rêves

OPINION / Nous nous apprêtons à fêter quoi au juste? Ce que plusieurs éditorialistes se demandent aujourd’hui. «Le rouleau compresseur de la Charte», comme le dit si bien Richard Martineau, a tout détruit sur son passage. Depuis, notre peuple est à genoux pour garder une loi 101 charcutée, qui vise essentiellement à protéger la langue officielle du Québec et pour la loi 21 sur la laïcité.

Mais pour cette fête, il est temps de se relever et de se remettre debout bien droit. Nous avons élu un gouvernement, supposément nationaliste, mais qui ne fait rien pour empêcher nos jeunes d’aller vers les cégeps anglophones. Monsieur Legault, notre fête vous donne l’occasion de nous faire un cadeau et de remplir votre promesse de dépoussiérer cette loi 101 qui est toujours bafouée et violée.

Au nom du racisme que l’apôtre du multicuralisme et acteur Justin, «dit systémique», qu’on voudrait nous en affubler le titre, on déboulonne ou vandalise des statues de grands hommes en oubliant qu’ils ont tous lutté pour la liberté. C’est désolant de constater qu’on fait exactement ce que nous reprochions aux talibans il n’y a pas si longtemps encore.

Mais le 24 juin, oublions ça pour une journée et osons à nouveau chanter notre fierté, notre culture, notre histoire, nos racines et nos rêves d’être un peuple épanoui et indépendant. Nous sommes le peuple le plus tolérant et le plus inclusif de tous, mais surtout pas raciste, ni de race ni de genre. Si nous l’étions, Didier Lucien ne serait pas le porte-parole de la fête et les deux animateurs de la grande fête à Trois-Rivières seraient d’autres personnes.

Continuons d’être nationalistes avec tous ceux qui sont venus de partout de par le monde et adoptés, tout en ne reniant pas pour autant la leur, notre culture, notre langue et notre façon de vivre. Nous en sortirons tous grandis! Mais espérons que la fête à Trois-Rivières se fasse en français et que nos grands auteurs québécois qui, eux, n’avaient pas peur de prendre position, ne soient pas oubliés.

Gens du pays c’est notre tour de nous laisser parler d’amour! Et n’oublions pas de pavoiser en arborant fièrement notre drapeau.

Gaston Bouffard

Shawinigan