Carrefour des lecteurs

Un appel à lutter contre les préjugés

Depuis une quinzaine d’années, nous assistons au Québec à une montée de l’intolérance, au développement d’un discours de plus en plus polarisé, décomplexé et violent où les gens s’affrontent en caricaturant la pensée de l’autre. Tout le monde est touché par le phénomène parce qu’une fois que le discours est polarisé, il devient difficile de donner son opinion sans se faire «rentrer dedans». Il en va de même pour les préjugés qui semblent désormais toucher tous les groupes sociaux.

Nous nous inquiétons de cet état de fait et nous pensons que si rien n’est fait pour rectifier la situation, nous nous acheminons vers une société qui deviendra de plus en plus déshumanisée et déshumanisante. Le 16 novembre dernier avait lieu la Journée internationale de la tolérance. Il s’agit d’une belle occasion pour rappeler quelques vérités sur notre humanité, exprimées dans la Charte sur la tolérance de l’ONU.

«La tolérance est le respect de la diversité des cultures de notre monde, de nos modes d’expression et de nos manières d’exprimer notre qualité d’êtres humains. La tolérance est l’harmonie dans la différence. Elle n’est pas seulement une obligation d’ordre éthique; elle est également une nécessité politique et juridique. La tolérance est une vertu qui rend la paix possible.» 

«Pratiquer la tolérance ce n’est ni tolérer l’injustice sociale, ni renoncer à ses propres convictions, ni faire de concessions à cet égard. La pratique de la tolérance signifie que chacun a le libre choix de ses convictions et accepte que l’autre jouisse de la même liberté. Elle signifie l’acceptation du fait que les êtres humains, qui se caractérisent naturellement par la diversité de leur aspect physique, de leur situation, de leur mode d’expression, de leurs comportements et de leurs valeurs, ont le droit de vivre en paix et d’être tels qu’ils sont. Elle signifie également que nul ne doit imposer ses opinions à autrui.»

Nous ne saurions mieux le dire. Nous sommes bien placés en tant que représentantes et représentants des groupes de défense des droits des prestataires de l’aide sociale, pour savoir à quel point les préjugés mais aussi le rejet et le discrédit d’autrui non seulement affaiblissent les individus en s’attaquant à leur estime de soi, contribuent aux injustices et aux conflits, mais que tout cela peut être instrumentalisé à des fins politiques. 

Heureusement pour nous, il existe encore suffisamment de Québécois et de Québécoises pour qui le respect, l’ouverture à l’autre, la paix et la justice sociale sont des valeurs importantes. Inspirons-nous de leur exemple lorsque nous avons à exprimer nos opinions, autant dans le privé que dans la sphère publique.

Lisette Dionne

Au nom de la Coalition pour les droits des personnes assistées sociales des régions Mauricie et Centre-du-Québec

Trois-Rivières

Un État laïque de violences verbales et d’intimidations

Le maire de Saguenay a dû payer une forte amende pour dommages et intérêts après avoir côtoyé une personne non croyante. Il faut maintenant payer les athées pour vivre en paix avec eux. 

Une taxe de bon voisinage avec la bénédiction des juges de la Cour Suprême.

On agit pareillement dans les pays autocrates arabes contre les mécréants: prière de ne pas prier Dieu sous peine d’amende.

Le Québec se permet de conserver le crucifix, nous dira le scientifique Ghislain Parent alors qu’ un accommodement, quel qu’il soit, n’est pas raisonnable s’il ne tient pas compte de la protection du patrimoine culturel et religieux du Québec.

Le Québec est une nation fondée par des Canadiens français catholiques qui ont laissé leurs marques dans l’histoire, et cette histoire est aussi religieuse. L’Assemblée nationale en est dépositaire.

L’amour, comme Dieu, ne se prouve pas, il s’éprouve.

Pierre Cormier

Trois-Rivières