Carrefour des lecteurs

L’âgisme chez les étudiants: non merci!

J’ai eu quelques levées de poils et froncements de sourcils en lisant la mésaventure de Véronique Martel qui n’a pas eu accès au programme fédéral d’emploi d’été du gouvernement du Canada réservé aux moins de 30 ans.

Dans cette société qui va si vite, où il faut constamment s’ajuster et revoir ses priorités, il n’est pas rare de voir des étudiants de plus de 30 ans sur les bancs d’université. Et alors? Ce ne sont pas les entreprises en quête d’étudiants pour la saison estivale qui font de «l’âgisme étudiant» mais bien le gouvernement.

Je commence sérieusement à faire une crise d’urticaire des petites cases. L’être humain ne se résume pas à un sexe, un genre et une date de naissance. Il se définit par son parcours, sa personnalité, son caractère, ses qualités. J’ai moi aussi été une étudiante tardive car j’ai croisé plusieurs parcours de vie. Est-ce que ça fait de moi une employée moins compétente?

Dans la mesure où on peut s’inscrire à des programmes universitaires à tout âge, alors il n’y a aucune raison de faire de la discrimination d’âge, de sexe, de culture ou de n’importe quoi d’autres lorsqu’il est temps d’obtenir un emploi d’été. Tous les étudiants et étudiantes doivent avoir le même accès à ces programmes.

D’ailleurs, si je me fie aux nombreuses annonces vues sur les réseaux sociaux ce printemps, certaines entreprises ou organisations ont eu de la difficulté à recruter, il manquait de main-d’œuvre étudiante.

Je joins donc ma voix à celle de Véronique Martel aujourd’hui pour réclamer au gouvernement fédéral de revoir les critères d’admissibilité de ce programme pour y inclure les plus de 30 ans. Pour joindre le mouvement de mobilisation et avoir plus d’informations, vous pouvez contacter la Démarche des premiers quartiers de Trois-Rivières.

Marjolaine Cloutier

Trois-Rivières

Ne tenons rien pour acquis!

Bien que la campagne électorale ne soit pas officiellement déclenchée, une tendance commence de plus en plus à se confirmer chez nos concitoyens: nous voulons du changement. À cet effet, le sondage Léger du 13 juin dernier nous apprenait qu’au total, c’est 73 % des Québécois qui désirent voir un nouveau gouvernement diriger notre nation contre 18 % des Québécois qui désirent continuer avec l’équipe en place. Cette tendance se confirme également chez nous alors que 75 % des Mauriciens souhaitent un changement de gouvernement.

Si les intentions de vote ne sont pas à négliger, nous ne pouvons ignorer le fait que les jeux ne sont pas faits. En effet, récemment je consultais un article de Radio-Canada datant de juin 2015 qui relatait le faible score du Parti libéral du Canada et de son chef y compris au Québec, et ce, malgré la volonté de changement. Le Nouveau Parti démocratique était alors privilégié par les électeurs et Thomas Mulcair était projeté comme étant le potentiel prochain Premier ministre du Canada. Or, nous connaissons le résultat: quatre mois plus tard, Justin Trudeau et ses troupes étaient élus avec une majorité de sièges à la Chambre des communes.

Cet exemple brièvement présenté en est un parmi tant d’autres puisque j’aurais également pu me servir du Brexit de 2016, des présidentielles américaines de 2016 et des présidentielles françaises de 2017 pour ne nommer que ceux-là.

Soyons donc attentifs aux engagements des différentes formations politiques d’ici et pendant la prochaine campagne électorale en gardant en tête que tout est possible et nous ne sommes jamais bien loin d’un revirement de situation.

Marc-Antoine Lemay, 18 ans

Shawinigan



Deux sections distinctes

J’ai lu une opinion concernant le problème des chaises lors des spectacles à la place du Marché de Shawinigan. C’est vrai que c’est très choquant d’arriver à un spectacle et que les chaises envahissent la place. Mais la solution est très simple. Dans le cas de Mont-Carmel en fête, qui a eu lieu en fin de semaine dernière, les organisateurs – que je félicite en passant – avaient prévu le coup. Le côté gauche du parterre devant la scène était réservé pour les chaises. L’endroit était délimité par une clôture. L’autre partie était pour les personnes debout. Il y avait beaucoup plus de gens debout qu’assis, mais tout le monde pouvait voir le spectacle parfaitement. Il ne s’agit que de prévoir le coup et tout le monde sera satisfait.


Gilles Bergeron

Notre-Dame-du-Mont-Carmel