Carrefour des lecteurs

Dimanche, le test de la démocratie de proximité

Plusieurs citoyens se disent désabusés de la politique. «Il ne sert à rien de voter, de toute façon les élus n’écoutent plus après leur élection!», disent-ils.

Il y a un peu de vrai dans cette affirmation. Mais pourquoi? La faute de certains élus, certes, mais aussi de ceux qui s’excusent trop facilement de ne pas aller voter. Pourquoi?

D’abord, il y a des femmes et des hommes qui ont le courage de se soumettre au processus électoral. Ils et elles «mettent leur visage sur le poteau»! Mais ces personnes font plus! Elles avancent des idées, écoutent celles de leurs concitoyens et débattent entre elles des idées pouvant améliorer la vie de chacun, dans sa municipalité respective.

La sécurité des voies publiques, la qualité des parcs, l’organisation des loisirs des enfants comme des personnes adultes, la qualité de l’eau potable, la vie communautaire, le développement industriel, commercial et résidentiel, autant de sujets qui doivent intéresser les citoyens de ma ville.

Comment les personnes qui se présentent désirent-elles répondre à ces préoccupations? Comment travailleront-elles à réunir les conditions favorables à l’épanouissement de leurs concitoyens, tout au long de leur mandat? Comptent-elles, avec les moyens extraordinaires de communications existants aujourd’hui, demander l’avis de leurs électeurs tout au cours des quatre prochaines années?

Observez les panneaux électoraux des candidats à la mairie de votre ville et au poste de conseiller de votre secteur, vous y trouverez déjà là des réponses. Prenez quelques minutes pour lire l’ambition qu’ils expriment de vous représenter dans leur feuillet d’information. Discutez avec votre entourage, vous trouverez ainsi des avis différents et utiles à vos choix.

Mais surtout, surtout, allez voter dimanche le 5 novembre. Ne laissez pas un taux de participation aux alentours de 50 % faire de votre ville une communauté désabusée avec des élus sans réel mandat. Rêvons d’une démocratie de proximité avec une participation citoyenne d’au-delà de 60 %.

André Gabias

Trois-Rivières

Des bureaux de vote accessibles aux personnes à mobilité réduite

En réaction à la lettre de M. Claude Côté intitulée «Pas très surprenant, Shawinigan...», publiée dans notre édition du jeudi 2 novembre dernier.

Monsieur Claude Côté s’interroge sur l’accessibilité des bureaux de vote par des personnes à mobilité réduite. Il fait référence à des commentaires qu’on lui aurait rapporté à propos des installations désuètes au lieu de votation de l’école secondaire Val-Mauricie. Il prétend également que certaines personnes à mobilité réduite ont dû se déplacer par leurs propres moyens à cause de la réduction des heures du service de transport adapté.

Les prétentions de monsieur Côté sont erronées. 

Le lieu de votation de l’école secondaire Val-Mauricie est accessible aux personnes à mobilité réduite. Les accès (rampe, portes automatiques) ont été rénovés par la Commission scolaire de l’Énergie en 2015 et sont conformes aux exigences. 

D’ailleurs, le personnel électoral y a accueilli, lors de la journée du vote par anticipation, le dimanche 29 octobre dernier, deux personnes se déplaçant en fauteuil roulant. De plus, une électrice, se déplaçant avec un quadriporteur a pu entrer pour exercer son droit de vote avec l’aide du personnel électoral en place.

D’autre part, tel qu’annoncé par communiqué le 19 octobre dernier, la Régie de transport en commun de Shawinigan a informé les utilisateurs que le service de transport adapté était prolongé le dimanche 29 octobre de 14 heures à 20 heures, afin de permettre aux électeurs de se rendre aux différents lieux de vote. La Régie de transport en commun de Shawinigan n’a refusé aucune demande de transport cette journée-là. Et ce sera également le cas pour les élections de dimanche, alors que l’horaire du transport sera également prolongé jusqu’à 20 heures.

François St-Onge

Directeur des communications

Ville de Shawinigan

Un message d’amour

Comment je réagirais si mes enfants revenaient de l’Halloween avec un papier qui explique ce qui pour moi ne fait pas de sens? Probablement que j’aurais jeté le papier. Cela dit, je tiens à préciser que nous ne faisons aucun recrutement, encore moins envers les enfants. Notre but est de présenter un message d’amour et on n’a rien à gagner à vous transmettre ça. Le but ultime n’est pas de remplir nos églises, nous voulons simplement présenter la bonne nouvelle de Jésus aux autres. En passant, les évangéliques et les baptistes sont des chrétiens qui veulent imiter Jésus, et Jésus ne faisait pas de mal à personne.

Nous croyons que ce message s’applique toujours à notre société et notre culture. Lorsque je regarde ce qui se passe dans les médias et que je vois à quel point les relations sont brisées, je suis convaincu que l’Évangile peut encore transformer des vies aujourd’hui. L’amour et le pardon, c’est encore gagnant aujourd’hui. 

Patrick Auger

Pasteur à l’église évangélique baptiste

Shawinigan

Magasiner en français, c’est payant pour tous

Depuis quelques années, la SSJB de la Mauricie, par son comité de protection et de valorisation de la langue française, avait entrepris des démarches visant l’élimination des expressions anglaises Black Friday, Cyber Monday et Boxing Day des annonces publicitaires dans nos médias francophones. 

À la suite d’une campagne de sensibilisation, menée auprès des différents services de publicité, des médias et agences de la région depuis 2008, nous avons observé une augmentation de l’utilisation de formules françaises dans les encarts publicitaires par la majorité des grandes chaînes commerciales. On ne peut que s’en réjouir et nous les en félicitons. 

Cependant, nous avons noté que ce sont principalement des commerçants locaux qui utilisent encore ces appellations anglaises. Or, connaissant leur souci de respecter leur clientèle, nous invitons les commerçants de la Mauricie à maintenir élevées leurs normes de qualité en matière linguistique. Motivés par le désir de préserver le visage français de la région, nous leur demandons cette année d’inviter leur personnel à remplacer les expressions anglaises Black Friday, Cyber Monday, Boxing Day et ses dérivés anglais (Boxing Week et autres), par leurs équivalents en français Vendredi fou, Cyber Lundi, solde d’après Noël ou solde de l’Après-Noël, etc. dans leurs publicités. Ces formulations, très souvent plus précises, sont plus significatives et relaient une information plus compréhensible pour la clientèle visée qui est francophone.

Afin de vous soutenir dans cette action de francisation, vous pouvez consulter Le grand dictionnaire terminologique dans le site Internet www.oqlf.gouv.qc.ca pour une foule d’autres expressions utilisées dans les publicités tout au long de l’année. 

Nous demandons aussi la collaboration de la population afin que celle-ci soit vigilante et qu’elle fasse connaitre son désaccord au personnel et aux dirigeants des commerces utilisant des expressions anglaises ou dans d’autres langues que le français. 

Vivre et magasiner en français, c’est payant pour tous.

Roger Kemp, président

Comité de protection et de valorisation de la langue française

SSJB Mauricie