Carrefour des lecteurs

Qui porte des signes religieux?

Au lieu de parler de laïcité, la machinerie lourde du Parlement va s’activer sur la question du port des signes religieux. Par qui? Par les enseignant(e)s entre autres?

À mon âge – je suis né en 1926 –, peut-être ma mémoire et mon esprit d’observation se sont émoussés. Mais j’affirme n’avoir jamais vu un enseignant ou une enseignante afficher un signe religieux au Séminaire Sainte-Marie ou au Cégep de Trois-Rivières ou à l’Université McGill et de Trois-Rivières ou même au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières.

J’ai bien hâte de suivre les débats passionnés sur la gravité du port des signes religieux, je ne sais où et par qui? On y rivalisera d’imagination, comme à la belle époque où l’on discutait, très sérieusement, sur le sexe des anges!

Je reconnais n’avoir pas poussé une enquête scientifique. Peut-être que l’un ou l’autre, au fond d’une poche ou d’un sac à main, aurait dissimulé un chapelet?

Jean Panneton, prêtre

Trois-Rivières

Le crucifix et nos racines

Comment comprendre que nos élus fédéraux, provinciaux et municipaux puissent se décider d’enlever les crucifix dans les édifices publics?

D’après moi, tous ces élus sont des Canadiens français en plus d’être des Québécois et voilà qu’au vingt et unième siècle, ils semblent oublier que notre hymne national Ô Canada, en plus d’être parmi les plus beaux hymnes nationaux, porte cette mention: «Car ton bras sait porter l’épée, il sait porter la croix.»

Donc, Messieurs et Mesdames, il faudrait penser aux affaires très importantes comme entre autres les déficits énormes, les subventions cachées, etc.

Je suis en résidence et dans mon appartement, les crucifix sont présents. Et d’autres objets religieux aussi. Et je m’efforce à vivre selon mes moyens, sans faire un déficit mental et matériel.

Bernard Vincent

Trois-Rivières