Carrefour des lecteurs

Oui, c’est négatif le cynisme

En réaction à l’article de Jacques A. Dion intitulé «À propos du cynisme», publié le 5 janvier.

C’est une évidence que bon nombre de journalistes s’en prennent régulièrement à nos représentants. Même les émissions de variétés, pour mousser leurs cotes d’écoute, tournent en dérision nos députés, ministres, maires et autres. Bien sûr, c’est facile et vendeur. Bien sûr aussi, il y a des moutons noirs en politique comme d’ailleurs dans toutes les sphères de la société. 

Je suis choqué de tout ce qui semble se passer au niveau de la direction du Parti libéral québécois; mais il ne faut pas généraliser et conclure que tous les membres du gouvernement sont des filous. Le Journal de Montréal, pour un, s’en prend sans relâche aux équipiers de Philippe Couillard. C’est trop, et je ne suis pas libéral pour autant. 

D’ailleurs, notre quotidien n’est pas tendre envers Yves Lévesque, le maire de Trois-Rivières, année après année. J’ai été moi-même journaliste pendant plusieurs années et il m’est surement arrivé de tomber dans le piège de la facilité. Toutefois, j’ai été à même de constater le travail acharné des Picotte, Richard, Jolivet, Landry, Boulet, Duhaime, etc. Les politiciens sont nos élus, comme par exemple les policiers et les professeurs sont nos employés (par nos taxes). S’acharner contre eux, c’est se faire tort à soi-même. 

Il y a une marge entre être critiqueux et avoir l’esprit critique. Le premier est négatif et le second est positif, voire nécessaire.

Roger Matteau

Shawinigan


Une opinion cousue de fil blanc

En réaction à l’article de Jacques A. Dion intitulé «À propos du cynisme», publié dans notre édition du 5 janvier.

M. Dion, votre opinion est cousue de fil blanc. Comme on dit, le jupon dépasse. Le cynisme provient directement des comportements, des décisions, des non-décisions, des discours vides, de leurs petits amis, de leur partisanerie d’abord avant le bien-être de la population, des relations obscures, du manque de vision à long terme, d’absence de 

projets rassembleurs, de promesses rompues de nos politiciens de carrière.

Politiciens déconnectés de la réalité quotidienne des électeurs. Politiciens qui nous croient 

moins intelligents qu’eux, qu’on ne les voit pas venir avec leurs gros sabots.

Pourquoi tout mettre sur le dos des médias? La population est beaucoup plus réaliste et intelligente que vous le pensez.

Marcel Cossette

Trois-Rivières