A selection of newspapers owned by Groupe Capitales Médias (GCM) are pictured in Montreal on Monday, August 19, 2019. The group is going to file for bankruptcy protection under the Creditors Arrangement Act. THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson

Capitales Médias: à qui la faute? À nous tous...

OPINIONS / Il est impensable que le réseau des journaux régionaux glisse en enfer. Surtout qu’ils n’en seraient nullement coupables ni responsables. En fait, leur état de santé financier est devenu fragile et périlleux, par la faute de NOUS tous, à mon avis.

D’abord, les grands médias sociaux comme Facebook, Google, etc. transmettent en général intégralement les publications et nouvelles... sans en verser aux diffuseurs des «royautés» comme c’est couramment le cas dans l’industrie. À cet égard, les droits d’auteurs en sont une belle illustration et devraient s’appliquer semblablement dans l’industrie de l’information électronique.

Il y a aussi toutes les administrations locales ou régionales qui semblent avoir concédé leurs responsabilités d’information envers la communauté locale. Je pense ici aux conseils municipaux qui ont de plus en plus négligé de diffuser leurs activités, décisions et même annonces, ayant implanté et privilégié, par exemple, la voie électronique (leur propre émission de télédiffusion des débats) sans en communiquer systématiquement les contenus par écrit à leurs propres journaux.

Enfin, j’ai noté, comme vous, la présence prédominante de journaux métropolitains, comme Le Journal de Montréal, dans les commerces locaux, les restaurants en particulier. Des revenus d’abonnements qui ne viennent point dans les goussets de nos journaux régionaux, hélas.

C’est ainsi que les régions se vident peu à peu de leur essence et de leur identité.

Yvon Côté

Ancien conseiller municipal

Ex-député fédéral

Sherbrooke