Ça nous concerne?

On peut compter sur les doigts de la main le nombre d’enseignantes en Mauricie qui portent le hidjab en classe. Ces musulmanes de confession oeuvrent surtout dans la grande région de Montréal. Quoique minoritaires, elles semblent quand même vouloir défier le gouvernement Legault, qui se prépare à légiférer sur les signes ostentatoires. Nous devons considérer que notre région – épargnée actuellement – fait partie de la même province. De plus, compte tenu de la volonté populaire et gouvernementale d’attirer les futurs arrivants en province, on peut espérer que ces braves gens vont davantage élire domicile à Trois-Rivières, Shawinigan, Nicolet, Saint-Tite, Louiseville, Bécancour, etc. Nous aurons donc nous aussi à apprécier ces bonnes personnes, en poste d’autorité devant les classes de nos enfants, ceux-ci étant particulièrement influençables. Qu’on le veuille ou pas, le débat nous concerne tous.

Par ailleurs, je m’interroge sur les motifs qui incitent certaines musulmanes à se coiffer d’un tissu particulier, sous prétexte de liberté. Pourquoi n’auraient-elles pas alors la vraie liberté de l’enlever au travail? Faudrait m’expliquer aussi que leurs adolescentes sont contraintes à cette même liberté, notamment l’été, par temps très chaud? Et les hommes; ces fils d’Allah. Pourquoi n’ont-ils pas la chance de se prévaloir de la même pseudo-liberté?

Je répète à tout vent que les religions, quelles qu’elles soient, constituent le plus grand lavage de cerveau de l’histoire de l’humanité. Le hidjab en est un exemple et – quoi qu’en disent les puristes – c’est un signe d’oppression de la femme. Celle-ci, selon le Coran, ne devrait pas exciter la convoitise des hommes, encore en 2019. Et ce, malgré notre insistance collective et légitime à l’égalité homme-femme.

Roger Matteau

Shawinigan

Une vidéo bien ciblée

J’ai visionné la vidéo produite par la Ville de Trois-Rivières pour inviter les gens à participer aux consultations publiques sur le projet «Vision zéro», question d’objectivité.

Je ne pourrai malheureusement pas demeurer objectif. Mon opinion subjective est que c’est un excellent travail: humoristique, concis, bien de notre époque, et surtout bien ciblé.

Les réactions négatives qui ont suivi de la part des opposants au projet en sont de bébés lala, de pleurnichards.

Quoi que la ville fasse, elle aura toujours tort. Imaginez: on chiale sur le projet, on chiale sur la consultation avant même qu’elle n’ait lieu, bref, ce ne sera jamais correct.

Pas très objectif n’est-ce pas?

Louis Rivard

Trois-Rivières