L’auteur de cette lettre, qui représente un petit groupe de citoyens, s’adresse aux quatre candidats à la mairie pour leur faire part de certaines questions, observations et recommandations.

Aux candidats à la mairie de Trois-Rivières

OPINIONS / Récemment, huit personnes se sont réunies pour échanger concernant l’élection prochaine à la mairie de Trois-Rivières. L’objet de nos préoccupations était de considérer différents aspects que le futur maire devra prendre en compte pour le développement de notre ville.

Qui sont ces personnes qui osent se prononcer sur un sujet aussi sérieux? Ce sont des gens d’âge «mûr», intéressés minimalement à la politique, retraités, avec une scolarité reconnue et la majorité, bien qu’en place depuis bien des années, sont originaires de l’extérieur de la région.

Pour nous, il ressort que les besoins de base doivent être pris en compte par la Ville bien que certains de ces derniers soient de responsabilité partagée avec d’autres paliers de gouvernement. Au premier chef, la sécurité publique faisant allusion tant à la police pour le respect de la réglementation qu’aux services d’incendies. Les aînés aimeraient se sentir en sécurité sur les trottoirs et dans les rues avec un service d’entretien efficace. De manière aussi pressante, la question de l’habitation en particulier pour les personnes à faible revenu. La Ville doit considérer cet aspect prioritairement. Et la troisième préoccupation demeure l’environnement, sujet de l’heure s’il en est un.

Conscients que la gestion d’une ville ne se limite pas à ces trois aspects, les participants souhaitent connaître la philosophie de gestion du nouveau maire, sa vision du développement de notre cité et ses priorités d’action. Et dans dix ans, que sera Trois-Rivières? Peut-on avoir un maire à la fois pragmatique mais aussi quelque peu visionnaire? En lien avec l’administration de la Ville, plusieurs commentaires ont fait écho au sens des responsabilités des hauts dirigeants de la Ville et à l’imputabilité de ces derniers envers les autorités et les citoyens. Un certain resserrement apparaît souhaitable.

La communication entre la Ville et ses citoyens, citoyennes s’avère capitale. Nous voulons un maire à l’écoute de ces derniers. L’exercice de consultation quant à «Vision zéro» est un bel exemple. Par contre, le service 311 mériterait d’être revu et amélioré afin que des résultats concrets soient apportés aux plaintes déposées.

Un ensemble de propos ont été émis en ce qui a trait à l’environnement pour que notre ville soit belle et accueillante. Par des campagnes de sensibilisation, inciter les citoyens à plus de fierté de leur ville en insistant sur la propreté des lieux qu’ils côtoient, en favorisant la plantation d’arbres en lien avec les efforts de la Ville à cet effet, la diminution de la pollution lumineuse, une réglementation plus sévère concernant l’affichage dans la ville particulièrement aux entrées de celle-ci.

Des interrogations sont formulées en ce qui a trait aux déplacements dans la ville. Le transport en commun fait souvent l’objet de critiques, car nous voyons souvent ces «gros» autobus presque vides. Bien que des améliorations aient été apportées sur les pistes cyclables, leur développement doit se poursuivre. Sur une longue période, la Ville doit s’engager pour une réduction de l’usage de l’automobile.

Afin de pouvoir continuer à bénéficier de cette richesse inestimable que constitue notre proximité avec le Saint-Laurent, j’ajouterais ici qu’on devrait améliorer de beaucoup l’entretien et le nettoyage des rives de ce dernier, surtout aux descentes autorisées pour les embarcations; les abords des rigoles qui s’y jettent mériteraient la même considération.

Finalement, le sujet clé étant la relation entre les services souhaités ou attendus et notre capacité de se payer lesdits services. Le futur maire ne peut faire abstraction d’assurer la vitalité économique sur le territoire trifluvien avec la présence d’entreprises de pointe et celles de services de proximité. À l’entrée d’argent provenant de nos taxes et subventions se conjugue l’importance d’une gestion financière de la Ville qui soit saine, réaliste et transparente.

Ce que nous souhaitons, c’est une ville où la qualité de vie est assurée par des services et des infrastructures accessibles et en harmonie avec l’environnement.

Michel Nolin, porte-parole

Membre du groupe Co-développement

Trois-Rivières