Au nom du père et du fils et du saint Esprit...

Assez incroyable cette sortie de l’archevêché de Montréal à propos du programme d’éducation à la sexualité dans nos écoles publiques québécoises.

J’ai eu l’impression de me retrouver à une autre époque soit celle où le clergé catholique dominait nos institutions publiques et régnait en roi et maître sur nos droits et nos vies.

Pourtant on a bien lu! Et il faut être sans gêne ou sans foi pour oser invoquer le motif de la pudeur comme prémisse à cette croisade contre la mise en place d’un programme scolaire qui s’avère plus que pertinent à «notre époque». Un programme qui vise beaucoup plus large que de nommer et de savoir épeler les parties du corps humain dont je ne dirai pas les mots au risque de froisser les prudes ou d’avoir à me confesser pour avoir dit des vilains mots.

Le retour à l’éducation sexuelle dans nos écoles vise aussi et surtout à sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge aux rapports sociaux entre les sexes, aux stéréotypes, au respect de l’autre, à l’égalité, aux différences, pour comprendre et savoir que le consentement est essentiel dans nos rapports et que la violence et l’agression c’est non!

L’apprentissage de ces connaissances à l’école est nécessaire, c’est plus qu’un acte de foi!

Ainsi soit-il!

Louise Chabot

Ex-présidente de la CSQ

Saint-Mathieu-du-Parc