Après la laïcité, l’immigration!

OPINION / Un débat vient d’avoir lieu à l’Assemblée nationale pour déterminer les seuils d’immigration. Québec prévoit admettre cette année 40 000 personnes au lieu de 52 000 en 2018. Le gouvernement s’alloue une pause, le temps, dit-il, d’améliorer les services de francisation et d’intégration. Par la suite, il entend progressivement augmenter ce seuil pour atteindre 52 000 en 2022. Il souhaiterait aussi que la part de la catégorie économique passe de 58 % à 65 %. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, le Conseil du patronat voudrait, quant à lui, que le seuil atteigne 60 000 admissions.

Mais attention, ne rentrent pas au Québec que les demandeurs de la catégorie économique!

Il faut savoir qu’en 2011, 9,7 % des immigrants entraient dans la catégorie des réfugiés. En 2016, la proportion d’immigrants accueillis comme réfugiés a presque doublé atteignant 17,5 %, ce qui représente près de 6000 personnes. Or, ce pourcentage augmente si on tient compte des 27 970 demandeurs d’asile qui sont venus cogner aux portes du Québec en 2018, notamment en empruntant le chemin Roxham à Saint-Bernard-de-Lacolle. Leurs demandes sont toujours en traitement à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada et on ne connaît pas le nombre d’entre eux qui seront acceptés. En attendant, ils sont logés et nourris. Et on ne peut comptabiliser les sans-papiers qui arrivent à se faufiler et vivent actuellement illégalement dans les grandes villes québécoises. En somme, on peut évaluer que bon an mal an, ce sont environ 15 000 réfugiés et sans-papiers qui restent dans la Belle Province. En second lieu, cette année, le Québec accueille dans la catégorie regroupement de famille environ 12 000 personnes. Et le gouvernement fédéral voudrait qu’on en accepte encore plus. À savoir que le plafond en 2019 soit de 17 000 et il vise 20 000 pour l’an prochain.

Au total, le fédéral souhaite qu’on accepte annuellement quelque 35 000 réfugiés et demandeurs de parrainage. La plupart de ces immigrés sont originaires de Somalie, Nigéria, Pakistan, Érythrée, Congo, Palestine, Irak, Syrie, Turquie, Algérie… Avec le cumul des années, ces ressortissants constituent aujourd’hui près de 6 % de la population, soit près d’un demi-million. Et on n’a pas de statistique valable, mais de ce nombre, on estime que 27 % à 40 % vivent de l’aide sociale. Ainsi la politique imposée par le fédéral coûte cher à la province quand on additionne à la fois les allocations familiales, l’assurance maladie, l’éducation gratuite, etc. On peut penser que sans même avoir un emploi, ils vivent mieux ici que chez eux. C’est pour cela que le Québec est une destination de choix.

A-t-on la capacité logistique en santé, en éducation, en logement, en finances… pour faire face à la demande de beaucoup de déshérités de la planète? Le ministère fédéral de l’Immigration, avec à sa tête un Somalien M. Ahmed Hussein, détient la clé la plus importante pour aider ou nuire au Québec.

Quel constat? De Pierre Elliott Trudeau à Justin son fils, tous deux se sont lancés vers un même objectif: étouffer toute velléité d’émancipation et d’indépendance des Québécois. Le premier en décrétant en 1971 le multiculturalisme qui veut dire pluralisme, favorisant le maintien du caractère distinctif des cultures multiples en marge de la société québécoise, ce qui est souvent opposé à l’intégration sociale ou culturelle au sein de la société d’accueil. Qui plus est, il a consolidé l’essor du multiculturalisme par la Charte canadienne des droits et libertés en 1982.

Ce pluralisme veut dire aussi choix favorisant l’anglais abaissant du même coup l’attrait de la langue française et de la culture québécoise en les noyant dans une mosaïque de cultures.

Justin Trudeau, premier ministre depuis 2015, poursuit cette politique. Il noie les Québécois sous un flot de réfugiés entrant illégalement sur notre territoire et il promeut une politique agressive de regroupement de familles. Or, de tous ces immigrants (provenant des pays ci-haut mentionnés), ce sont les musulmans qui arrivent en tête de ces ressortissants. Et même si plusieurs parlent le français, nous savons maintenant qu’ils ne peuvent s’intégrer au même titre que les autres communautés. Leur première allégeance va à la «Oumma», soit à leur communauté religieuse, non au pays qui leur donne l’hospitalité. Et nous, on est en train de «financer notre disparition».

Il faut que le Québec ait sa politique intégrale d’immigration. Il n’y a rien de plus important pour être maître chez soi que de choisir ses invités… en espérant qu’ils participeront avec plaisir à la vie de la famille en acceptant ses lois et ses us et coutumes.

Roger Greiss

Shawinigan