Aimons les animaux sans devenir fous ou fanatiques

OPINIONS / Qui a déjà vu un animal pleurer au souvenir de ses parents disparus? Qui a déjà vu un animal pleurer en visionnant un film triste? Qui a déjà vu un animal pleurer à la lecture d’un livre? Quel animal a pleuré cette semaine devant la description de l’horreur vécue par la petite martyre de Granby?

Prétendre que les animaux ont la même sensibilité que les humains, c’est de la pure foutaise. Les animaux ont une sensibilité, c’est vrai, mais elle est infiniment moindre que la nôtre. La preuve c’est que les humains se préoccupent, avec raison, du bien-être animal, mais que les animaux ne se préoccupent pas du tout du bien-être humain.

Nous sommes plus sensibles, et plus intelligents que les bêtes. Et grâce à notre supériorité et notre empathie, les animaux ont maintenant une loi qui les protège.

La vision anthropomorphique et la vision Walt Disney des animaux de certains extrémistes sont bêtement la preuve que certains animalistes se nourrissent de la haine viscérale des humains qu’ils accusent de spécisme et qu’ils n’ont pas de leçons à donner en matière de bons sentiments, dont ils n’ont pas l’exclusivité.

Les extrémistes ont toujours tort car ils carburent strictement à la haine et à l’intolérance avant tout. Pires que des bêtes car ceux-ci ignorent la haine.

De tout temps dans la nature, les animaux s’entretuent et s’entredévorent sans anesthésie, sans remords et malgré leur authentique sensibilité. Cruels et sanguinaires inconscients.

Aimons les animaux, certes, mais sans devenir fous et fanatiques.

Michel Favreault

Sainte-Ursule