Agressions sexuelles et formation des juges

OPINION / Désormais les juges de nomination fédérale devront suivre une formation concernant les agressions sexuelles. Cette initiative est louable et pourrait contribuer à rassurer les victimes alléguées sans oublier que c’est le procès de l’accusé et non celui de cette victime. Mais il y a la manière. Trop souvent le ton tonitruant utilisé terrorise celle qui témoigne. Un ton plus serein n’empêcherait pas la défense d’attaquer la crédibilité de la victime alléguée lorsqu’il y a matière à contradictions.

Mais aussi louable que soit cette initiative, ce ne sont pas les juges de nomination fédérale qui entendent ce genre de litige mais les juges de nomination provinciale, ici ceux de la cour du Québec. Ces derniers ont déjà suivi ce genre de formation de sorte qu’ils sont très rarement défaillants.

En matière de formation, certains journalistes auraient un urgent besoin d’en suivre. Cela éviterait des gâchis comme on a connu dans une affaire de prétendues agressions sexuelles impliquant des journalistes juniors d’une station de radio de Trois-Rivières qui ont injustement sali la réputation d’un homme de Shawinigan en utilisant des supposées «femmes anonymes» pour justifier leurs accusations infamantes. D’ailleurs, la couronne a refusé d’accuser cet homme.

Certains journalistes se font passer pour un policier – ce qui constitue déjà une infraction criminelle – et malgré les précautions prises, ils sont facilement retraçables. Lorsqu’une personne prétend s’être fait agresser, mieux vaut aller à la police que de consulter ces journalistes qui, cachés derrière un micro, feront votre procès en ondes et détruiront votre réputation même si vous êtes innocent. Il n’y a pas d’affaire Harvey Weinstein par ici. Heureusement.

Serge Gagnon

Louiseville