À Trois-Rivières comme ailleurs, le vent de droite ne passera pas!

OPINIONS / Près de 250 personnes se sont rassemblées le 28 juillet dernier à Trois-Rivières pour manifester contre le mouvement d’extrême droite qu’est la Vague bleue. Composée de moins d’une centaine de personnes, la Vague bleue a dû terminer sa marche dans un stationnement, loin des regards. Sans contre-manifestation, la Vague bleue aurait terminé au port, tout juste devant le café végane qu’ils ont déjà vandalisé et menacé violemment le 4 juillet. Il y a eu une seule arrestation: celle de Pierre Dion, le soi-disant «invité d’honneur» de la Vague. Cet homme a été condamné pour incitation à la haine envers les musulman(e)s et promettait «du sang partout» le 27 juillet à Trois-Rivières.

La Vague bleue a rassemblé des suprémacistes blancs comme ce Trifluvien, Stéphane Gagné, qui a affirmé au Nouvelliste: «Je suis un blanc, je suis fier de ma patrie [...] C’est pour ça qu’il faut garder notre image de ville de blancs». Diane Blain, une militante d’extrême droite proche de Pierre Dion, a fait un discours qui appelle à «prendre les armes» contre «les musulmans, les juifs, les Anglais, les sikhs» car ils menacent sa «patrie».

C’est avec dégoût que nous avons vu la police de Trois-Rivières escorter la manifestation d’extrême droite, en plus de leur fournir des autobus de notre réseau public. Pour leur permettre de passer par la rue des Forges, la police de Trois-Rivières y avait fait annuler les activités piétonnières du samedi après-midi. Non seulement on leur a permis de manifester: la ville leur a carrément ouvert la voie. La répression était entièrement dirigée contre les inclusifs et antiracistes: déploiement de 150 policiers antiémeutes, drones, policiers en bateau, caméras de surveillance ajoutées face au Carré de la Fosse, contrôles d’identité et fouilles illégales et gaz lacrymogène. Du jamais vu à Trois-Rivières.

Heureusement, c’est une grande fierté de voir les Trifluvien(ne)s et Québécois(e)s se mobiliser contre cette mouvance islamophobe et xénophobe! Prendre la rue n’est pas chose facile, encore moins lorsqu’un arsenal répressif est déployé tout autour pour nous intimider, avant même qu’on se rassemble. Chapeau à tous et toutes d’avoir tenu le fort et empêcher que la Vague bleue marche comme prévu!

Qu’elle tente de passer par Trois-Rivières, Québec ou ailleurs, l’extrême droite se butera toujours aux mobilisations citoyennes antiracistes et pour l’inclusion.

Le collectif TRès inclusif