À qui appartiennent NOS forêts

Dans son Infolettre du 22 août dernier, la Ville de La Tuque nous avise de la fermeture d’un pont sur la route forestière 10 pendant sept semaines, du 17 septembre au 2 novembre.

La période intensive de chasse à l’orignal est du 22 septembre au 12 octobre. Pour pouvoir nous rendre à nos chalets, situés de l’autre coté de la rivière Trenche au km 31, nous devrons faire un détour d’au moins 60 km aller/retour.

Il y aurait eu un autre chemin, un peu plus court, mais comme la route de la centrale hydroélectrique de la Trenche d’Hydro-Québec est fermée depuis plus de trois mois et qu’au 23 août les travaux ne sont pas encore commencés, nous aurons seulement cette alternative de 30 km de plus pour nous rendre à nos chalets.

La Ville de La Tuque mentionne que ce sont les industries forestières qui ont pris la décision des dates des travaux et qu’elle n’a aucun lien avec la décision, surprenant étant donné qu’elle participe pour un certain pourcentage aux coûts reliés aux travaux.

L’automne est une des périodes d’achalandage les plus intenses en Haute-Mauricie. Sur le site de la Ville de La Tuque, il est mentionné que durant cette période 50 000 personnes peuvent visiter nos forêts et l’activité économique pour la municipalité est très importante.

Comment le gouvernement du Québec, la Ville de La Tuque peut laisser la décision des dates des travaux à l’industrie forestière seulement.

Si la chasse est un outil de régularisation des populations fauniques et un moteur économique important pour une région, je pense que tous ces paliers gouvernementaux devraient dire leur mot et que des fermetures de routes forestières ne devraient pas être permises durant ces périodes intensives de la chasse.

J’apprécie beaucoup que des travaux soient toujours en cours pour maintenir l’accès à nos chalets par des routes forestières sécuritaires.

Ce que je déplore et ne comprends pas c’est que la planification de ces travaux ne tient pas compte de période ou l’achalandage de nos forêts est si important.

Les territoires forestiers ne doivent pas appartenir à l’industrie seulement et l’industrie doit tenir compte des 4087 propriétaires de baux, des 64 pourvoiries et des 9 ZEC présents sur le beau territoire de la Haute-Mauricie.

Nicole Forest

Lac-à-la-Tortue (Shawinigan)

Propriétaire d’un chalet en Haute-Mauricie