À propos du cynisme

De plus en plus on parle de cynisme. On dit que la population en général devient cynique envers les gouvernements. Mais d’où vient ce cynisme? Qui se charge de le propager?

On a vu depuis quelque temps que les médias s’en chargent et force est de l’admettre, font une très bonne job de le propager et de l’entretenir. Pourquoi? Simplement parce qu’il est payant. 

Voici quelques exemples parmi tant d’autres survenus récemment. Une journaliste, pour alimenter le cynisme, crée de toutes pièces une histoire autour des femmes sur un projet de construction qui aurait selon son reportage été interdites sur un projet a la demande express de la communauté musulmane. Après enquête, tout a été monté de toutes pièces, et pourquoi? Pour faire la une et alimenter le cynisme envers cette communauté. Le réseau engageant cette journaliste en a fait ses choux gras pendant quelques jours a son grand bénéfice. 

Comme deuxième exemple, combien de fois avons-nous entendu des journalistes tant à la radio qu’à la télévision ainsi que dans les journaux, parler de cadeaux préélectoraux, les annonces soit de baisses d’impôt ou de taxes, ou toute autre politique visant à remettre un peu d’argent aux contribuables.

Dans le programme libéral, avant les dernières élections, on nous disait: «laissez-nous le temps de faire le ménage dans les finances et vous en bénéficierez». Peut-on un instant comprendre que ce ménage peut prendre une année, peut-être deux et ensuite on verra les résultats. Pourquoi donc alors qualifier ces remises à la troisième année de «cadeaux» quand ils sont le résultat d’un travail réussi? La raison est encore très simple: propager et alimenter ce cynisme qui vend très bien. 

Tout dernièrement, ces déclarations du président de la Fraternité des policiers de la Ville de Montréal qui, encore après enquête, se sont révélées fausses, ont contribué à alimenter ce cynisme et a grandement aidé ce poste de radio qui a vu et entendu son nom dans toutes les émissions de nouvelles. 

Oui, c’est vrai que depuis des centaines d’années, le cynisme envers les gouvernements existe, et ce n’est sûrement pas une bonne chose, mais ce serait sûrement intéressant et préférable de voir un peu plus de responsabilité de la part des médias. Il est indéniable que les journalistes font un travail indispensable de chiens de garde, pour dénoncer les abus. Ils ont une tribune exceptionnelle pour faire ce travail et devraient l’utiliser avec tout le discernement possible, et résister le plus possible à la tentation du facile et du sensationnel.

Jacques A. Dion

Trois-Rivières