À propos des rodéos et du bien-être des animaux...

J’invite les lecteurs et lectrices de notre quotidien à aller visionner sur Google la vidéo intitulée «Des gestes brutaux inacceptables envers les animaux.» Je tiens à vous prévenir que certaines images sont insoutenables. Il faut avoir le cœur solide pour regarder cette vidéo intégralement.

Plusieurs dénonciations auprès du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ont été faites par des groupes qui ont à cœur le bien-être des animaux mais aucune action concrète n’a été faite à la suite de ces dénonciations que je juge légitimes.

Il appert que l’appât du gain est plus important pour notre gouvernement provincial et que ce même gouvernement ferme les yeux et ne donne aucune suite à sa loi 54.

Il est pourtant évident que les animaux qui sont testés en laboratoire subissent de la souffrance, du stress, des traumatismes et pour certains d’entre eux, c’est de la pure torture.

Cela m’amène à parler des observations du professeur Alain Roy concernant les rodéos du Festival western de Saint-Tite. Après avoir visionné les vidéos montrant les veaux se faire courir par les cowboys fringants qui les attrapent au lasso pour ensuite les traîner sur le sol et finir par leur attacher les quatre pattes, je réalise que les veaux subissent forcément du stress et peuvent se faire blesser. Un veau qui court à toute vitesse pour fuir le cowboy mais qui se fait arrêter brutalement en se faisant passer un lasso au cou, je suis convaincue que ce veau subit quelques douleurs. Oui, je comprends que les cowboys peuvent aussi subir des blessures mais les cowboys le font consciemment. Pas les animaux.

Avant de monter sur vos grands chevaux, je tiens à mentionner que les rodéos utilisant les chevaux semblent respecter le bien-être de ces bêtes. Je crois que le professeur Roy déplorait plutôt l’utilisation des veaux pour les rodéos. Je constate souvent que les gens ne prennent pas la peine de bien comprendre les revendications des groupes qui veulent le bien-être en général des bêtes et soulèvent des questions monétaires sans prendre le temps de bien comprendre les tenants et aboutissants. Vous me donnez le choix entre un enjeu monétaire ou le bien-être d’un animal, ma réponse est sans équivoque. Je choisis l’animal plutôt que le matériel.

Il y a d’autres façons plus respectueuses de l’utilisation des bêtes pour notre divertissement. Je prends en exemple le spectacle équestre de Cavalia.

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface