À propos des crétins...

OPINIONS / J’ai été surpris de lire dans l’édition du Nouvelliste du 10 février les propos du conseiller municipal Denis Roy: «Si je suis une entreprise au Québec et que je veux m’attaquer au marché des États-Unis, et que ça représente 80 % de mon marché, si je ne m’appelle pas en anglais, je suis un crétin [sic]».

Si je comprends bien, monsieur Roy nous dit, indirectement, que si l’on ne fait pas comme il le propose, nous sommes des crétins.

À ce sujet, je crois que le conseiller municipal du district de Marie-de-l’Incarnation a tort: nombre d’artistes et d’entreprises ont du succès à l’étranger tout en gardant leur dénomination française. Je cite deux exemples: Céline Dion et Le Cirque du Soleil.

On peut difficilement prétendre qu’il s’agit de crétins.

Le mot «Open» est clairement un anglicisme, tout comme «parking» et «stop».

Le visage de Trois-Rivières doit être français, ce qui est normal pour une ville d’histoire et de culture.

Jean-François Lacoursière

Résident du quartier Saint-Philippe

Trois-Rivières