À propos des animaux

OPINIONS / En réaction à la lettre de M. Michel Favreault intitulée «Aimons les animaux sans devenir fous ou fanatiques», publiée dans notre édition du mercredi 8 mai dernier.

Tout le monde a droit à son opinion et c’est bien ainsi. Il est vrai qu’il ne faut pas aimer les animaux au point d’en devenir fous et surtout fanatiques car le fanatisme aveugle bien des gens. Nous n’avons qu’à regarder le fanatisme religieux.

Je n’ai jamais vu un animal pleurer au souvenir de ses parents disparus mais j’ai vu des chiens hurler quand ils sont laissés seuls ou abandonnés. Il est vrai qu’aucun animal ne peut lire un livre car je comprends que nous ne pouvons pas demander à des animaux d’être et d’agir comme des humains. J’ai entendu des gens me raconter que leur chien les avait réveillés en pleine nuit parce que le feu se propageait à leur maison. Le chien a sonné l’alarme. Même un chat peut commencer à piétiner son maître pour le réveiller lorsqu’il sent un danger imminent.

Les animaux ressentent longtemps à l’avance les intempéries, que ce soit un ouragan, un tsunami ou autre. Leur instinct de survie est le même que le nôtre.

Monsieur Favreault, je ne comprends pas votre hargne devant le fait que certains humains aiment beaucoup leur animal et les traite correctement. Dans Le Petit Prince, d’Antoine de St-Exupéry, son but est de nous faire comprendre que nous devenons responsables de l’animal que nous apprivoisons. Mahatma Gandhi a déclaré: «On reconnaît la grandeur et la valeur d’une nation à la manière dont celle-ci traite ses animaux.» Je suis entièrement d’accord avec vous que les extrémistes carburent strictement à la haine et à l’intolérance. Les animaux se tuent entre eux pour manger mais il est excessivement rare qu’un animal tue pour le plaisir ou inflige de la douleur à un autre animal pour se divertir. Un animal attaquera la majorité du temps la gorge de son adversaire pour le faire mourir plus vite.

Je ne pense pas que le fait d’aimer les animaux nous empêche d’aimer les humains. Je crois que vous êtes choqué que plusieurs personnes se préoccupent du sort des animaux pendant qu’une petite fille de sept ans meurt par pure négligence par de trop nombreuses personnes. Comme vous, cette nouvelle m’a bouleversée et choquée et devant cette situation atroce, il ne faut pas réagir en pointant du doigt les amoureux des animaux. Il y a définitivement un problème avec la gestion de ces petits enfants. À nous tous d’apporter des solutions. Nous pourrions dire aussi que nous reconnaissons la grandeur et la valeur d’une nation à la manière dont elle traite ses enfants.

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface