À Pointe-du-Lac aussi la forêt est silencieuse...

OPINIONS / En réaction à la lettre de Larry St-Pierre intitulée «Contrôle des insectes piqueurs: une catastrophe écologique au lac des Piles», publiée dans notre édition du 25 mai dernier.

Pour répondre à votre interrogation, cher Monsieur St-Pierre du lac des Piles, j’habite Trois-Rivières (secteur Pointe-du-Lac) depuis 35 ans, et quand nous sommes arrivés dans notre merveilleux coin de pays, nous voyions des hirondelles à profusion, et un couple venait nicher dans notre petite cabane pendant plusieurs années. Nous avions aussi des pics flamboyants par dizaines. Lorsque nous nous promenions dans la forêt des 30 arpents au printemps, des nuages de moustiques nous tournaient autour et les oiseaux chantaient. Il fallait se mettre de l’insecticide pour ne pas se faire dévorer par les insectes, mais les oiseaux chantaient et virevoltaient.

Maintenant la forêt est silencieuse, pour le peu qu’il en reste car la construction a remplacé la forêt.

Lorsque nous allons dans ce qui reste de la forêt, nous entendons seulement le bruit de nos pas.

Si on coupe les vivres aux oiseaux insectivores, il arrive quoi?

Sûrement que des études approfondies et approuvées par des scientifiques ont été effectuées avant de répandre un produit biologique et écologique contre les insectes piqueurs, sinon il serait impensable de contribuer à même notre compte de taxes pour détruire une partie de la chaîne alimentaire?

Francine Lupien

Pointe-du-Lac