L’auteur de ce texte espère qu’une entente puisse intervenir entre les peuples pour permettre aux humains de ne pas être obligés de quitter leur pays à cause de la guerre ou des changements climatiques. Les conférences internationales, comme celle de Katowice sur l’environnement et le climat, constituent certainement des initiatives intéressantes en ce sens.

2018: une année de chambardements

L’auteur, Jean-Pierre Jolivet, a été député du Parti québécois de Laviolette à l’Assemblée nationale de 1976 à 2001. Au cours de sa carrière, il a été titulaire de plusieurs fonctions parlementaires ou ministérielles.

Ouf! Deux mille dix-huit vient de se terminer. Et déjà, nous sommes entrés dans 2019.

Deux mille dix-huit, quelle année intense! Que nous réserve 2019? Telle est la question que nous devons nous poser dans l’espoir d’une nouvelle année plus paisible.

Deux mille dix-huit, année de chambardements aux niveaux québécois, canadien et international.

Au Québec, le Parti libéral s’est fait montrer la porte par la Coalition avenir Québec. Le Parti québécois, malgré une bonne performance de Jean-François Lisée, n’a pas pu canaliser la grogne de la population tout comme Québec solidaire, appuyé par la jeunesse qui pense International, n’a réussi à le faire.

Au Canada, la saga du Bloc québécois a amplement divisé les souverainistes au point que plusieurs en ont annoncé sa mort pendant que le Nouveau Parti démocratique a reculé au niveau de tiers parti, alors que le Parti conservateur a vu l’arrivée du Parti populaire du Canada de Maxime Bernier qui va le titiller et que le Parti libéral du Canada semble voguer vers une possible réélection, malgré la faiblesse de son leadership notoire.

Ah oui! N’oublions pas les francophones hors Québec qui se sont sentis trahis par le gouvernement Ford de l’Ontario ainsi que les francophones du Nouveau-Brunswick qui peuvent s’attendre à subir les assauts des membres du parti de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick.

Au Canada, l’auteur souhaite que le Bloc québécois, sous la gouverne d’Yves-François Blanchet, redevienne le parti qui a défendu et qui doit défendre, envers et contre tous, le Québec que nous chérissons.

À l’international, c’est l’attitude de Donald Trump qui dicte la marche du monde et ce n’est pas réjouissant du tout. Il ne faut surtout pas oublier les derniers évènements survenus en France qui nous rappellent l’année 1968. Quant au Brexit, cette sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, quels bouleversements amènera-t-il en Europe?

Que devons-nous espérer pour 2019?

Au Québec, que la CAQ ne déçoive pas les électeurs et les électrices qui lui ont fait confiance; que le Parti libéral fasse un bon examen de conscience; que le Parti québécois redonne espoir aux jeunes en reprenant le bâton du pèlerin et parle davantage des bénéfices de la souveraineté pour le Québec; que Québec solidaire évite de promettre la lune alors qu’il n’a pas les moyens pour s’y rendre. Devant les assauts du fédéral, verrons-nous le Québec se lever d’un seul élan pour revendiquer sa pleine souveraineté?

Il y a deux sujets qui touchent à la fois le Québec et le Canada. Ce sont la réforme du mode de scrutin et l’environnement. Il faut absolument que M. François Legault, à l’inverse de M. Justin Trudeau qui a renié effrontément sa promesse un an après avoir fait son élection sur ce sujet, mette en branle cette réforme promise par la CAQ et souhaitée par la population et qu’il se préoccupe, davantage que le Canada, des moyens favorisant la survie de la planète en mettant en place les mesures proposées par la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques tenue en Pologne en décembre de cette année. Pour l’environnement, M. Legault, s’il est de bonne foi comme je l’espère, pourrait faire appel à une personne respectée par tous les partis sur la question de l’environnement M. Sylvain Gaudreault. Cette aide pourrait être bénéfique pour la CAQ et, par le fait même pour le Québec, car Sylvain est un homme authentique qui a une expertise solide des dossiers de l’environnement, et cela, plus que la plupart des parlementaires.

Au Canada, que souhaiter de mieux que le Bloc Québécois, sous la gouverne d’Yves-François Blanchet, redevienne le parti qui a défendu et qui doit défendre, envers et contre tous, le Québec que nous chérissons.

À l’international, que les principaux leaders du monde cessent leurs luttes fratricides. En améliorant le climat entre les peuples, cela aidera à diminuer la tension chez les plus démunis qui espèrent un meilleur partage de la richesse entre les riches et les pauvres.

Est-il trop demandé qu’intervienne entre les peuples une entente permettant aux humains de ne pas être obligés de quitter leur pays à cause de la guerre ou de changements climatiques?

Dans le cas contraire, nous avons un devoir de bien les accueillir, de leur donner l’heure juste en ce qui concerne notre langue, le français, ainsi que notre mode de vie et de leur dire rapidement s’ils peuvent ou non rester au Québec.

Enfin, nous pouvons souhaiter à notre région, la Mauricie, que ce début de reprise économique entrevu ces dernières années s’intensifie afin de permettre à nos jeunes hommes et à nos jeunes femmes de fonder leur famille ici. À ceux et à celles qui ont quitté la Mauricie, nous les invitons à revenir chez nous car ils verront qu’il fait bon de vivre dans un milieu sain et plein de vie.