Le député de Trois-Rivières à la Chambre des communes, Robert Aubin, estime que le prochain budget du ministre Bill Morneau doit impérativement contenir les sommes nécessaires à la concrétisation du projet de train à grande fréquence de VIA Rail.

2018 doit être l’année du train à grande fréquence!

L’auteur, Robert Aubin, est député fédéral de Trois-Rivières et président du caucus du Québec pour le Nouveau Parti démocratique.

Nous sommes à quelques semaines d’un nouveau budget à Ottawa et tout milite en faveur de l’annonce d’une participation financière majeure du gouvernement au projet de train à grande fréquence (TGF) de Via Rail. À voir l’alignement des planètes se faire et le consensus se créer, il appert que ce projet répond parfaitement à l’ensemble des préoccupations soulevées par les différents intervenants de la région.

Depuis plusieurs années déjà, ma responsabilité de porte-parole en matière de Transports m’a fait prendre la défense et la promotion de ce projet sur toutes les tribunes où j’étais invité et par tous les moyens parlementaires à ma disposition.

Notre insistance à réclamer le retour du train ne repose pas simplement sur le fait que nous sommes privés de ce service depuis 1990. Ce projet, structurant pour la région, est gage de développement économique et d’une réduction importante des gaz à effet de serre.

Financer le TGF, c’est entrer dans le 21e siècle. C’est aussi nous offrir un mode de transport collectif entre les grands centres urbains qui soit le complément naturel des efforts déployés par les grandes municipalités elles-mêmes. Pourquoi prendrions-nous notre voiture si nous pouvions rejoindre, plusieurs fois par jour, Montréal ou Québec en 50 minutes dans le confort et la liberté d’esprit que propose le train?

Notons que le TGF s’aligne également sur la stratégie d’électrification des transports préconisée par le gouvernement du Québec. À l’heure où Via Rail doit aussi renouveler sa flotte, nous pourrions alors tenir compte des nouvelles technologies, comme les locomotives bimodes, et permettre d’électrifier le réseau sur de grandes portions du tracé. De plus, de grandes entreprises de chez nous, telle Bombardier, pourraient bien emporter l’appel d’offres et créer de l’emploi au Québec.

En campagne électorale, les libéraux se sont engagés à investir de façon importante en matière d’infrastructures et, plus particulièrement, en matière d’infrastructures vertes. Tout naturellement, Trois-Rivières et la Mauricie comptent bien recouvrer une part de ces investissements avec le retour du train de passagers.

Fort de tous ces constats, il apparaît évident que le budget 2018 du gouvernement libéral doit contenir les sommes nécessaires à la réalisation du TGF. J’espère également que le ministre reconnaîtra l’importance d’accorder un financement public au TGF. Ainsi, que vous soyez étudiants, aînés, gens d’affaires ou touristes; que vous voyagiez de façon occasionnelle ou régulièrement, les coûts d’utilisation demeureront abordables.

D’ici la lecture du prochain budget du ministre Morneau, ensemble, maintenons la pression sur le gouvernement pour qu’il ne remette pas à plus tard ce qui a déjà trop tardé.

En voiture!