La piscine du parc de l'Exposition.

Carrefour des lecteurs

En réaction à l'éditorial de Martin Francoeur intitulé «Piscines pour privilégiés», paru le 22 juillet dernier.
Je partage plusieurs des questions soulevées par l'éditorial de Martin Francoeur du 22 juillet sur le coût d'entrée des piscines municipales. Il est questionnant qu'une petite famille doive débourser autour de 10 $ pour leur entrée. J'ai d'ailleurs eu plusieurs plaintes à ce sujet venant de citoyens et de citoyennes de mon district. Il faut donc, à mon avis, revoir les dernières augmentations pour s'assurer d'une plus grande accessibilité à ces équipements importants, notamment en temps de canicule.
Je porterai donc cette préoccupation lors des discussions sur le prochain budget municipal. Parce qu'on devinera qu'il s'agit d'une question d'argent. L'enjeu, c'est toujours de savoir, et de décider, où on investit l'argent comme ville. Pour ma part, le fait de rendre accessibles les piscines publiques à tous ceux et celles qui ne peuvent pas avoir de piscine à la maison me semble une question importante. Notamment pour notre ville qui porte une préoccupation de soutien à la famille. Espérons qu'ensemble, le conseil municipal saura trouver une nouvelle formule permettant une plus grande accessibilité.
Jean-François Aubin
Conseiller municipal du district Marie-de-l'Incarnation
Trois-Rivières
Merci pour cet éditorial
Excellent éditorial que celui de Martin Francoeur sur les «piscines pour privilégiés» à Trois-Rivières.
Je me souviens d'un temps où on ne roulait pas sur l'or dans notre famille, loin de là - mon père avait déguerpi, laissant ma mère et ses trois enfants seuls -, et où la piscine de l'Expo était nos vacances. Pas les moyens d'aller à l'extérieur de la ville, ni à Pointe-du-Lac, ni à Sainte-Marthe... La piscine de l'Expo et son bateau étaient le seul endroit pour se réfugier et quitter notre logement situé dans un 3e étage de la rue Sainte-Cécile, sous la couverture de goudron mal isolée...
Des familles comme la nôtre, à l'époque, il y en a encore plein à Trois-Rivières et je ne peux pas admettre et comprendre comment l'administration Lévesque permet une tarification de 10 $ par jour, oui par jour, alors que ce dernier se targue d'affirmer que la ville a une politique familiale qui répond aux besoins de ses citoyens.
Heureusement que votre éditorialiste a su lever le voile sur cette injustice à l'égard du monde ordinaire pour qui l'été n'est pas toujours synonyme de joyeux voyages à la plage...
Claude Laflamme
Trois-Rivières