Carrefour des lecteurs

On ne s'y reconnaît plus
Je ne m'y reconnais plus. C'est pourtant bien nous... tout en ne l'étant pas. Le rapport de force a produit l'intolérance qui crache et qui crache encore plus dans son réseau narcissique sur tout et surtout sur l'autre... innocent. Société de tabous, de désarroi, d'illusion, de désillusion, de cynisme et de révolte intolérante. Société sclérosée par ses chartes et ses politiciens. 
Nos gouvernements nous donnent du pain et des jeux, la cote d'écoute est au populisme, l'information est intéressée, bien pensante et de plus en plus fausse. On offre l'amour (comprendre le sexe) et la guerre, et on mondialise tout... par internet.
Pourtant, la plupart de mes étudiants sont fins, intelligents et ambitieux, la plupart de mes collègues sont de bonne volonté et la plupart de nos administrateurs, si peu aimés, font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. Je nage dans une mer de bonnes intentions qui ne suffisent plus à arrêter la radicalisation envahissante, la haine et le pourrissement des relations sociales. Il y a urgence d'agir. Le bourbier actuel au Québec ne reflète pas ce que nous sommes.
Je rêve à une société éclairée par l'éducation - devenue une dépense trop coûteuse - où on s'élèverait plutôt que de se balancer de gauche à droite, où l'autorité n'agirait plus par calcul politique et ne serait plus présomptueuse, exploiteuse, dépensière et insensible. Une société démocratique, humaniste, à hauteur d'hommes et de femmes tolérants qui se parlent sans tabous et qui font de leur mieux. Une société à l'image véritable des Québécois et des Québécoises. Je dois être utopiste. Ou bien...? 
Michel G. Bérard
Trois-Rivières
Le gros bon sens doit prévaloir
En réaction à l'éditorial de Martin Francoeur intitulé «Ce qui est bon pour minou...», publié le 25 août dernier.
C'est vrai que l'affichage des destinations le long des autoroutes devrait être une affaire de gros bon sens plutôt que de règles plus ou moins claires.
Le sentiment d'appartenance et la notoriété d'un lieu (comme les anciennes villes ou les anciennes municipalités absorbées lors des fusions) devraient être des facteurs dont on devrait aussi tenir compte. 
Souvent, ces noms de lieux demeurent très présents dans l'usage et ce pourrait être un bon moyen de souligner la valeur historique de ces endroits.
Denise G. Paquin
Trois-Rivières