Carrefour des lecteurs

Pas de «bête humaine», une planète bête!
Le 31 décembre dernier, David Goudreault, dans sa chronique du Nouvelliste intitulée «Adieu 2016: oui, mais...», disait ceci: «Mais, la vie trouvera son chemin, avec ou sans l'humain. Relativisons les élans des alarmistes qui annoncent encore la fin du monde. Hubert Reeves nous l'assure, la planète Terre tourne et tournera encore. Et même si nous sommes déjà directement responsables de l'extinction de centaines d'espèces animales et végétales, il en restera encore après la mort de la bête humaine. Il est fort à parier qu'elles ne s'en porteront que mieux, d'ailleurs».
Je connais aussi les propos d'Hubert Reeves qui, pour assurer que la planète «survivrait» sans les êtres humains, le déplore, lui, très vivement car il y voit, bien sûr, une tragédie: c'est-à-dire l'annihilation, la disparition de tout ce que nous avons conquis de connaissance et de culture.
Ça va de choses aussi «simples» que de savoir que la Terre est ronde jusqu'à la musique que nous a écrite monsieur Mozart et qui ne serait plus dans la mémoire de personne. Tout est à refaire, à reformuler s'il n'y a plus d'êtres humains.
Autant dire: la fin du monde! Pas de bête humaine, une planète bête donc!
Et il y a cette chose aussi qui disparaît et qu'encore là, l'analyse de monsieur Reeves a savamment épinglée: c'est la compassion. Aussi «bête» que cela puisse être, la compassion, la générosité, l'empathie n'existe pas dans le règne animal qui est un règne «sauvage» où le fait d'aider les plus faibles, les malades, ne s'avère pas être une notion qui soit entrée dans les moeurs... pour ainsi dire.
Qui plus est: il ne s'agit jamais, dans le règne animal, de se casser la tête pour transmettre quelque chose aux autres...
Concluons que la vie humaine est, en conséquence, une bien belle chose! Et bien supérieure, convenons-en, aux espèces animales et végétales.
Du reste, nous sommes, un imprévu aux yeux de la science. Le savant Stephen Jay Gould a déjà expliqué que l'humanité n'est qu'un accident cosmique survenu peut-être en raison d'une spore arrivée des espaces intersidéraux il y a 5 milliards d'années. 
Autrement dit, notre espèce était bien improbable, s'avérant être le résultat de multiples fécondations et d'innombrables apocalypses.
La vie intelligente? Une chose rare, aléatoire; mais qui est survenue. Pour notre plus grand bonheur!
Les conditions qui ont permis à l'humanité de naître sur la terre sont complexes et vont de la position de notre planète le long de la Voie lactée, de la taille et de l'éloignement du soleil et de la lune, de la présence de Jupiter comme écran anti-astéroïdes, etc.
Réjean Martin
Trois-Rivières
Un pont illuminé au lieu d'une fontaine!
Concernant ce fameux projet de «fontaine» à l'Amphithéâtre Cogeco, je crois que l'on devrait plutôt aller vers une autre option: l'éclairage de notre beau pont Laviolette, visible de loin, plutôt qu'une fontaine qui ne le sera qu'à proximité du site.
Pour commencer on pourrait installer ces lumières du coté nord-est en procédant par étapes: l'arche en premier, en tenant compte des coûts, et poursuivre la partie inférieure par la suite si les coûts sont élevés.
L'argent qui est disponible par les subventions pourraient être supérieur avec la participation d'Hydro-Québec et de la ville de Bécancour, qui en bénéficierait elle aussi.
Ce projet serait plus visible qu'une simple fontaine ou de «jeux d'eau» pour les enfants qui ne seront pas là et qui ne seraient qu'un accessoire inutile. Le site de l'Amphithéâtre avec son esplanade nous remplit déjà la vue et la promenade près du fleuve avec sa surface en gravier répond amplement au plaisir de se promener et ne requiert pas de pavé. Cette visibilité de notre pont serait une référence pour notre région. Pas besoin d'une fontaine, le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saint-Maurice nous en mettent plein la vue et l'endroit est paisible.
Pourquoi ne pas avoir prévu deux simples buvettes pour le besoin de base, et le manque de bancs pour permettre aux visiteurs de profiter de ce magnifique site surtout lors des soirées spectacles.
J'ose espérer que mon opinion permettra une réflexion.
J'aime ma ville, et ce site mérite qu'on s'attarde pour en faire un choix réfléchi pour le futur et surtout pour nous les citoyens de Trois-Rivières.
René Hamel
Trois-Rivières
Petit retour sur mes souhaits de 2016
J'avais pourtant écrit à mère Noël.
En décembre 2015, j'avais exprimé mes voeux à une dame vivant dans l'ombre du gros bonhomme rouge à barbe blanche. Favorisant l'égalité homme-femme, je m'étais donc adressé cette fois à mère Noël. Voici les résultats obtenus en 2016, à la suite de ces requêtes.
- Que la mode des prénoms doubles devienne chose du passé. C'est devenu compliqué pour ma mémoire vieillissante. Résultats: 96 % puisqu'en 2016, seulement 4 % des nouveau-nés ont hérité des X-Y Untel. Bravo.
- Qu'on laisse la marmotte entrer et sortir de son trou en paix. Alors? À peu près 50 %. Pas mal, étant donné que cette stupide tradition visant à déterminer la durée du printemps, est de plus en plus ridiculisée par les médias.
- Que les véhicules à énergie électrique acquièrent davantage de notoriété en 2016. Mes humbles résultats: 40 %. Les gains sont démontrés et l'intérêt est grandissant. On n'en est pas encore là, mais...
- Que la choquante conduite à gauche soit en baisse. À mon avis, on a eu une faible amélioration; 20 % peut-être. C'est peu mais c'est mieux que rien. Surprenant, ce ne sont pas les nouveaux conducteurs ni les gens plus âgés semble-t-il qui tardent à comprendre.
- Que le tutoiement qui fait la lutte avec le «vous» de la soi-disant politesse, réussisse â gagner du terrain. Selon moi, ça s'en vient. Toutefois, peu d'espoir chez la majorité des braves gens du troisième âge.
- Que l'astrologie, cette sciencette reliée à la date de naissance, sacre son camp. Mon évaluation pour l'an dernier: pas fort.
- Que la recherche sur le cancer donne enfin de meilleurs résultats. Mon idée: 20 %. Il y a autant de cas mais les traitements donnent de meilleurs résultats.
- Que la qualité de l'asphalte s'améliore, pour une durée de vie plus longue.
- Que la vieille et déplorable partisannerie politique fasse place à une plus grande maturité chez les gens à vision unidirectionnelle. C'en est gênant.
- Que la montée fulgurante du tatouage plafonne enfin. Mon évaluation pour 2016: Zéro. À n'y rien comprendre.
Mais, je suis tenace et il y a quelques semaines, j'ai encore adressé mes prières à mère Noël pour 2017. La principale: que de plus en plus de gens signent la carte du don d'organes. Ça compenserait au niveau de notre évolution collective pour les anneaux accrochés à la babine d'en bas, les cônes oranges et le mâche-patate mal contrôlé de Mike Ward.
Roger Matteau
Shawinigan