Ameublements Tanguay

Carrefour des lecteurs

Acheter local, ça rapporte

J’aimerais féliciter le magasin Ameublements Tanguay de Trois-Rivières pour le prix qu’il a mérité concernant le décor intérieur de son magasin, c’est à dire les magnifiques poutres de bois ainsi que le plafond. Cette structure est faite de bois conçu et travaillé à Chibougamau, une ville de la province de Québec.

Le seul hic minime concernant le magasin, c’est qu’il faut être très attentif lorsqu’on doit s’y rendre et bien surveiller les petites pancartes bleues installées sur le bord de la rue à différentes places, sinon on risque de tourner un petit peu en rond. Espérons que le problème se résoudra de lui-même suite à l’installation de futurs commerces dans le coin.

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que si la Ville de Trois-Rivières avait eu l’idée d’utiliser du bois québécois pour faire fabriquer les lettres de son nom qui sont apposées sur l’Amphithéatre au lieu d’utiliser du bois fabriqué en Europe, et ce à fort prix, et qu’elles furent brisées en moins d’un an après l’installation, peut-être que leur durée de vie aurait été sensiblement meilleure. C’est à se demander quelle est la personne qui a eu la brillante idée d’effectuer cet achat.

On nous dit souvent d’acheter québécois mais nos dirigeants eux préfèrent acheter à l’extérieur!

Je réitère à nouveau mes félicitations au magasin Tanguay pour ce deuxième prix prestigieux grandement mérité.

Louise Gendron

Trois-Rivières

Il s’appelait Lawrence

Depuis quelques jours, quelqu’un est disparu de l’avenue de Grand-Mère.

Atteint de déficience visuelle et auditive depuis la naissance, Monsieur Dufour avait créé son propre emploi.

Se sentir utile, voilà son intégration sociale. Il vivait au grand air, peu importe la météo. Donner un service de qualité faisait sa fierté.

Sans relâche et cela durant des années, il a lavé des vitrines et entretenu des entrées.

Souvent bousculé, parfois exploité, heureusement soutenu.

Parmi ceux qui ont fait la différence: des commerçants comme Mme Thula, monsieur Gilles, les Hanna, la couturière et autres. Je n’oublie pas: les dames de la banque, la tablée populaire, le groupe «Rayon de soleil», le personnel de sa résidence.

Avec sa loupe, d’un seul oeil, il était un fervent lecteur du Nouvelliste.

À l’aube de ses 82 ans, il est parti se reposer.

Suzanne Lavergne

Shawinigan