Carrefour des lecteurs

N'oublions pas la Rive-Sud!
L'auteur, Yves Tousignant, est maire de la Municipalité de Saint-Pierre-les-Becquets.
Dernièrement, une cérémonie se déroulait au port de Trois-Rivières pour souligner le 50e anniversaire d'ouverture du pont Laviolette. 
Je suis d'accord que le député de Nicolet-Bécancour et même la mairesse de Nicolet et les préfets des MRC de Bécancour et de Nicolet-Yamaska auraient pu être invités, car le pont Laviolette a un impact autant pour la Rive-Sud que pour la Rive-Nord, parfois négatif car les trois quarts des travailleurs du parc industriel et portuaire de Bécancour résident sur la rive nord.
Ne connaissant toutefois pas son état de santé, il aurait été remarquable d'inviter un artisan de ce gigantesque projet de pont entre les deux rives... Il s'agit de l'ancien député-ministre de l'Union nationale, M. Clément Vincent, à qui nous devons aussi l'École nationale de police de Nicolet comme ancien député de Nicolet, de 1966 à 1973.
Ne pas oublier la Rive-Sud, ça peut aussi vouloir dire apporter une compensation financière exceptionnelle à la MRC de Bécancour à la suite de la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly-2, située en plein centre de son territoire. Je pense au Fonds de diversification économique de 200 millions $, qui pourrait financer la moitié du projet collectif d'installation de la fibre optique sur tout le territoire de la MRC de Bécancour (12 municipalités), évalué à environ 15 millions $, en voie de réalisation.
Une suggestion pour le gouvernement Couillard: en 1984, la Municipalité de Saint-Pierre-les-Becquets avait obtenu une subvention fédérale de 900 000 $ pour la construction de son aréna d'un fonds de 200 millions $ mis en place à la suite de la fermeture de l'usine d'eau lourde LaPrade de Gentilly. Plus de trente ans plus tard, l'aréna situé près de l'école secondaire contribue toujours à la vitalité du territoire des Seigneuries (est de la MRC Bécancour).
Développons la Rive-Sud, un territoire important du Québec sur le bord du majestueux fleuve Saint-Laurent!
Interminable chantier
Les travaux en cours à la place Pierre-Boucher pour réparer les plaques de granite semblent interminables. Ça ne fait pas un paysage très accueillant pour les touristes dans ce secteur très achalandé de Trois-Rivières.
A-t-on une idée de la date de la fin des travaux?
Lucie Côté
Trois-Rivières
Les voix de Marseille à Trois-Rivières
Le dimanche 9 juillet dernier, jour de la clôture du FestiVoix à Trois-Rivières, discrètement la chorale Anguélos de Marseille s'est produite à l'église Saint-Laurent, sous la direction de Patrick Benoît, son créateur. 
Dans le joli temple enluminé de vitraux, quarante-cinq choristes, filles et garçons de niveau secondaire, ont ébloui le petit auditoire assemblé en traversant avec lui des siècles de tradition chantée - du Moyen Âge à aujourd'hui - et de nombreux pays: Suisse, Italie, Espagne, France, Algérie, Suisse, Québec, sans oublier Marseille, la reine de la Méditerranée. La vigueur de la direction, la qualité et le contrôle remarquables des voix, le jeu de nuances et la grande expressivité des chants ont marqué un standard de performance pour ce type de chorale. Je dois mentionner aussi l'entrain, la bonne humeur évidente des voix, imputable sans doute à l'énergie galvanisante du chef.
Ai-je dit que la chorale avait atterri la veille à Montréal, chanté la messe le matin suivant dans la même ville, pour arriver chez nous en après-midi et nous faire don en soirée d'un remarquable récital, sous six heures de décalage? La tournée se poursuivait le lendemain, lundi.
Une prestation de premier ordre, digne des meilleures qui ont enrichi nos oreilles et embelli notre âme. Merci, jeunes choristes pour ce partage, merci, monsieur Benoît.
Louis Laurencelle
Trois-Rivières