Le port de Trois-Rivières a connu une hausse de son trafic maritime de l'ordre de 37 % en 2014, sans compter les 1796 passagers et 865 membres d'équipage qui ont délié les cordons de leur bourse au parc portuaire et au centre-ville de Trois-Rivières.

Besoin de signature

Le parc portuaire de Trois-Rivières a besoin d'une signature particulière. Le parc portuaire de Trois-Rivières est actuellement très populaire auprès des Trifluviens et de plus en plus auprès des armateurs de bateaux de croisière. Pour maintenir et accroître son achalandage, il faut lui trouver une signature particulière durable.
D'un autre côté, nous avons aussi le moulin de la Commune qui est abandonné sur un recoin de terrain de l'UQTR. Ces derniers n'ont pas le budget ni l'espace pour mettre pleinement en valeur ce joyau de notre histoire qu'est le moulin. L'historien René Beaudoin caresse depuis des années le projet de ramener le moulin près du fleuve et d'en profiter pour lui faire faire une restauration complète. Il a même identifié des sites potentiels collés sur le parc portuaire où le moulin s'intégrerait à l'offre du parc. Espérons que les propriétaires de ces sites potentiels se montreront eux aussi emballées par ce projet. La farine moulue sur pierre est rare et recherchée, elle pourrait se vendre en petits sacs aux visiteurs. Mieux, elle pourrait servir de matière première pour une boulangerie pâtisserie pour le délice de nos visiteurs. Le commerce de sa farine contribuerait au financement de cette attraction. 
Aucune autre étape des croisiéristes n'offre quelque chose de semblable. Nulle part. Oui, la restauration complète du moulin de la Commune implique un important investissement, mais cet investissement procurait à Trois-Rivières une signature inimitable pour la compétition et se rembourserait par l'achalandage. Cette signature assurerait la croissance et la longévité de notre parc portuaire.
Jean Vallières