Maintenant, regardons devant nous et tournons la page sur ce conflit, clame le ministre Jean Boulet.

Assurer l’avenir

OPINIONS / L’auteur, Jean Boulet, est député de Trois-Rivières à l’Assemblée nationale. Il est également ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la Mauricie.

Les salariés d’ABI ont voté massivement pour un retour au travail la semaine dernière. Le résultat a été accueilli avec enthousiasme dans les régions de la Mauricie, du Centre-du-Québec et dans tout le reste du Québec. Nous avons tous été affectés par les répercussions humaines, sociales et économiques de ce conflit de travail qui aura duré dix-huit mois.

Depuis mon assermentation comme ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, j’ai assumé un rôle de facilitateur. J’ai donc orienté mes actions et interventions vers la recherche de solutions. Ma contribution a été motivée par l’importance de préserver les emplois à Bécancour, par les retombées économiques de cette usine ainsi que par l’importance d’assurer la présence de cette entreprise prépondérante dans l’industrie de l’aluminium au Québec.

Travaillons pour l’avenir

Maintenant, regardons devant nous et tournons la page sur ce conflit. Le cœur doit être à la réconciliation à l’aube d’une nouvelle ère pour l’entreprise de Bécancour. Je suis d’ailleurs convaincu que cette nouvelle page d’histoire nous permettra de relever tous ensemble de nouveaux défis pour faire rayonner davantage cette entreprise, fortement appréciée dans le paysage de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

D’ailleurs, je m’engage à offrir les services appropriés de mon ministère, pour faciliter un retour au travail harmonieux et pour répondre aux besoins actuels de modernisation de l’entreprise.

Cette semaine, des personnes de mon ministère ont d’ailleurs rencontré les dirigeants d’ABI pour leur présenter le panier de services qu’offre le ministère. Il a été convenu qu’un plan de match serait élaboré pour assurer la suite des travaux avec la collaboration du syndicat et des salariés.

La formation, une des mesures offertes, permettrait de soutenir l’usine en ce qui concerne le développement des compétences de ses travailleurs. L’accompagnement pourrait aider à former et à maintenir en emploi les salariés au sein de l’aluminerie en plus de favoriser leur progression. Je pense aussi à une mesure pour soutenir le personnel cadre dans la mise en place d’une gestion cohérente et de mécanismes de prise de décision consultatifs.

Un autre volet consiste à offrir un soutien pour améliorer le climat de relations de travail et l’organisation du travail. Celui-ci pourrait permettre à l’entreprise d’avoir recours à des services d’experts pour réaliser des interventions visant la gestion de ses ressources humaines, ses relations de travail et ses mécanismes de communication organisationnelle.

Mes actions pour la main-d’œuvre

Le conflit de travail a également eu des effets collatéraux sur les fournisseurs de l’usine. Avec l’aide d’ABI, une liste des principaux sous-traitants a été établie. Dans le cadre de ma Grande corvée, j’ai mandaté les équipes des directions régionales du Centre-du-Québec et de la Mauricie du ministère pour communiquer rapidement avec ceux-ci pour connaître leur situation et leur proposer les outils nécessaires.

Je rappelle que j’ai présenté plusieurs mesures pouvant répondre aux besoins de ces entreprises. Je suis donc certain que les conseillers aux entreprises feront un travail exemplaire pour proposer des solutions à l’image du dynamisme des gens d’affaires de ces deux régions.

Aux travailleurs, aux familles ainsi qu’à tous les acteurs et partenaires du marché du travail: je vous assure de mon entière collaboration dans cette transition. C’est ensemble que nous allons relever le défi d’insuffler un nouvel élan à l’usine d’ABI de Bécancour.