Certaines conditions pour recevoir des prestations d'assurance-emploi laissent perplexe l'auteur de cette lettre.

Assurance-emploi injuste... 

L'assurance-emploi est un plus pour nous, Canadiens, lorsque nous subissons un arrêt de travail. Je suis totalement d'accord aussi qu'on ne doit pas distribuer les prestations à la légère, qu'il doit y avoir des critères pour accéder à ces montants pour éviter les abus.
Cependant, les représentants de ce service doivent eux-mêmes respecter ces critères et être justes dans l'octroi des sommes allouées aux travailleurs qui, en passant, paient un bon montant à l'assurance-chômage sur chacune de leurs payes hebdomadaires.
Voici un exemple d'injustice. On dit bien dans la Loi sur l'assurance-emploi qu'un travailleur qui laisse un emploi pour un autre mieux rémunéré ne sera pas pénalisé pour de possibles prestations futures et surtout s'il a le nombre d'heures suffisant pour y avoir droit.
Cette situation a été vécue par quelqu'un que je connais bien. Cette personne quitte un emploi pour en occuper un autre mieux rémunéré et, en plus, qui correspond à son diplôme d'études. Elle avait travaillé les heures suffisantes pour avoir droit à ses prestations.
Mais quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre par un préposé à l'assurance-emploi que pour avoir droit au chômage, elle aurait dû travailler un mois entier aux deux endroits, donc à sept jours semaine car son ancien emploi en était un surtout de fin de semaine et qui était la plupart du temps la nuit.
Voilà pourquoi je trouve cette situation injuste: un travailleur honnête, qui n'a rien caché de sa situation et de ses revenus et qui répondait à tous les critères, n'a finalement pas eu droit de recevoir son dû, même si sa cotisation à l'assurance-emploi a toujours été régulière. Et dire que pendant ce temps, on donne des chèques aux nouveaux arrivants illégaux sans rien leur demander...
Luc Provencher
Nicolet