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Assisterons-nous à un coup d’État venant des États-Unis?

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
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OPINIONS / Le 3 janvier dernier, quelques jours avant les élections sénatoriales du 5 janvier en Géorgie, nous avons entendu le président sortant demander au représentant officiel des élections en Géorgie, qui plus est, est un républicain élu, de lui trouver les votes manquants pour le déclarer vainqueur! Il a fait pression sur lui en essayant de le corrompre et en le menaçant.

Cet acte à lui seul, c’est-à-dire demander à un représentant officiel, de commettre un crime, est digne d’impeachment! À tout le moins passible de poursuites venant du Procureur de l’État de Géorgie.

Donald Trump essaie par tous les moyens de renverser le résultat des élections dûment tenues, cela après avoir intenté une soixantaine d’actions devant les cours de plusieurs états, allant même jusqu’en Cour Suprême, lesquelles il a toutes perdues! De plus, en prévision du comptage des votes des grands électeurs, ce qui est une simple procédure protocolaire, qui a eu lieu le 6 janvier, Donald Trump demandait aux républicains à la Chambre des Représentants et au Sénat et aussi au vice-président Mike Pence, de s’objecter et de lui donner la victoire! Et la surprise c’est que 140 élus républicains et plusieurs Sénateurs ont dit oui!

Est-ce que tout ceci est réel? C’est difficile à croire.

Toutes les actions illégales, que le président sortant a commises, il les a faites au grand jour, de façon à ce que les citoyens s’habituent à ces entorses à l’intégrité. Il les a même annoncées d’avance!

Si la victoire des deux sénateurs démocrates se confirme en Géorgie, Donald Trump ne l’acceptera jamais. Il peut alors enflammer sa base pour les inciter à faire du grabuge et ainsi déclarer la loi martiale et suspendre par le fait même les droits individuels. Il faut l’accord du Congrès pour ce faire, mais Donald Trump peut décider de s’en passer! Tous les Secrétaires de la Défense encore vivants aujourd’hui, dont Dick Cheney et Donald Rumsfeld, dans une lettre adressée au Président et aux médias, se sont opposés aux stratégies de non-reconnaissance du résultat de l’élection présidentielle, et ont prévenu le président sortant de ne pas avoir recours à la loi martiale et de l’emploi des forces armées, pour rester au pouvoir. Ceci dit, c’est assez pour que l’aspirant dictateur fasse juste cela!

À l’heure actuelle, le président sortant harangue encore ses partisans dans des rassemblements en leur disant qu’il a gagné les élections, et d’autres mensonges invraisemblables et ceux-ci exultent et l’applaudissent à tout rompre! Ils ne souhaitent que ce renversement. Même si le président élu Joe Biden dit que c’est le peuple qui élit les présidents, le président sortant, lui, dit qu’il peut faire ce qu’il veut et que personne ne peut l’en empêcher. Il l’a prouvé maintes fois durant ces quatre dernières années. En dernier ressort, il agira par la force, quitte à fomenter une guerre civile. Il avait déjà invité ses partisans à venir contester le vote des grands électeurs le 6 janvier. La Garde nationale a d’ailleurs été déployée pour cet événement.

Espérons que les démocrates et les républicains, qui font encore passer la Constitution des États-Unis avant leurs intérêts personnels, ont envisagé cette possibilité et se sont prémunis contre cette éventualité.

Chantal De Longchamps
Bécancour