Denis Simard

Aller trop loin... jusqu'où?

Le directeur des communications des campagnes électorales du maire Yves Lévesque, Denis Simard, bibliothécaire retraité du Cégep, a donc touché des dizaines de milliers de dollars afin de préparer toutes sortes de politiques municipales pour la Ville de Trois-Rivières. L'heureux retraité ose affirmer que les contrats obtenus n'ont rien à voir avec sa relation privilégiée avec le maire. Car c'est le comité exécutif qui les lui a accordés. Or, qui est le patron et président du comité exécutif de la Ville? Vous ne le devinerez jamais: Yves Lévesque!
Y a-t-il un seul Trifluvien pour croire une seule minute que Denis Simard, sur la base de sa seule compétence, s'est vu confier des mandats de production de politiques en matière de, tenez-vous bien: harmonisation des trois politiques culturelles des anciennes villes de Trois-Rivières, Trois-Rivières-Ouest et Cap-de-la-Madeleine, de la politique familiale, de la politique de développement social, de la politique du sport, de l'activité physique et du plein air, du portrait des aînés, etc. À compter de 2001, soit au lendemain de la première élection d'Yves Lévesque au poste de maire, Denis Simard devient soudainement LA référence locale sur tout sujet concernant les affaires municipales.
Toutes ces politiques auraient non seulement pu, mais auraient plutôt dû être élaborées par les fonctionnaires municipaux responsables de leurs domaines respectifs, en consultation avec l'un ou quelques-uns des 16 conseillers municipaux déjà bien rémunérés pour justement définir les grandes orientations de la Ville.
Cet exemple, parmi d'autres dérives, vient illustrer encore une fois comment un dirigeant exalté par le pouvoir en vient à placer ses protégés un peu partout et conséquemment à imposer son bon vouloir. L'empereur romain Caligula n'est-il pas allé jusqu'à donner le titre de sénateur... à son cheval! Et le drame entourant ces potentats narcissiques, donc inaptes à accepter toute contradiction, et qui sèment la crainte 
autour d'eux pour éliminer toute opposition, est de voir jusqu'où le peuple va les laisser aller trop loin avant de s'indigner et de dire assez c'est assez! Toutefois, il semblerait tristement que nous ne serions pas encore rendus là.
Guy Godin
Trois-Rivières