La stratégie du gouvernement québécois pour prévenir les violences sexuelles a été dévoilée vendredi alors que la question défraie les manchettes.

«Agressions envers autrui» plutôt que «culture du viol»

Qu'est-ce qu'on entend souvent ces jours-ci l'expression «culture du viol»! Chaque fois, je grince les dents­.
Est-il possible d'utiliser une autre expression que «la culture du viol»? Ah! j'entends à la télé que le «concept du viol» fait l'affaire de celles qui veulent sensibiliser la population «à la réalité» que le viol n'est pas qu'une faute grave mais surtout un acte criminel, impardonnable - à dénoncer par tous et par toutes. Et c'est super correct. Go!
Mais, de un, ce concept m'apparaît à la fois trop éblouissant et trop frustrant à entendre - particulièrement pour toute une catégorie d'enfants, d'adolescents, de jeunes et moins jeunes adultes et de personnes plus âgées - qui sont actuellement à la merci d'individus qui leur «infligent» fréquemment des actions de l'ordre de l'intimidation, du harcèlement et des agressions (sexuelles ou non). Des fautes sur la personne aussi blessantes pour les victimes qu'inacceptables en société. 
À dénoncer et à bannir tout autant que le viol.
De deux, le mot «viol» est fort (nécessaire?), mais peut-être trop replié sur lui-même, trop seul à parler. Il fait mal à dire, il fait mal à savoir mais il nous semble aussi qu'il pourrait être «autobanalisé» à force de poussées médiatiques.
De trois, nous retirons la présence du mot «culture» dans ladite expression. Ce mot est si chargé de divers sens, d'impressions, d'allusions et d'interprétations qu'il nous apparaît à la fois vague et trop pointu. Mon impression.
Bref, qu'est-ce que vous pensez d'un changement progressif pour: «le phénomène des agressions envers autrui»?
Jacques Lambert
Saint-Barnabé