Affichons des cœurs pour le printemps de la solidarité!

OPINIONS / Un jour dans mon petit village, avec une gang d’amis un peu fous, nous avions inventé un rassemblement pour nous sortir d’une crise économique majeure au Québec. C’était en 1981. Nous avions créé la Fête de la Solidarité. L’événement a duré 30 ans. Les villageois ont retroussé leurs manches. Et nous avons réussi à nous en sortir.

Aujourd’hui notre bled est parmi les plus prospères au Québec. Nous sommes 2000 à vivre à Saint-Narcisse. Et vous dormez probablement sur des matelas produits chez nous! Ou vous avez du plaisir dessus! On a du temps pour ça ces jours-ci!

Quand on célébrait notre solidarité, nous pouvions être jusqu’à 60 000 dans le village à parader!

Parce que les gens venaient de partout pour fêter avec nous, notre histoire d’amour et d’amitiés dans les rues! Le symbole de notre événement, c’était tout simplement un cœur. Il y avait des cœurs dans les poteaux. Dans les parterres. Des cœurs lumineux pour illustrer le plus fort en nous.

Voilà! Après une longue dormance, j’ai décidé de ressortir le cœur de notre solidarité et de l’accrocher à la fenêtre de notre résidence pour personnes âgées. En souhaitant, tiens, que nos cœurs poussent partout dans les fenêtres pour afficher notre solidarité et pour repousser ce terrible virus qui veut se faufiler sournoisement dans nos familles, nos amis. Le monde.

Que les enfants en dessinent des cœurs. Qu’ils en bricolent de l’espoir. Et qu’on expose leur solidarité au monde entier!

Le premier ministre Legault et son équipe nous invitent admirablement bien à faire preuve de solidarité. Écoutons-les. C’est avec la solidarité et notre humanité que nous vaincrons ce dangereux cancer viral. Sans se toucher. En respectant les consignes de confinement. Avec résilience. Avec la main sur le cœur!

Sortons l’amour de nous pour vivre ensemble le plus grand printemps de Solidarité de toute notre VIE.

Affichons-nous pour se préserver les uns. Et aimer les autres.

Armons-nous de cœurs pour se protéger! Vivons que de l’essentiel...

Le printemps de la solidarité va sauver des vies.

«Je vous en supplie», disait le docteur Horacio Arruda.

Daniel O. Brouillette

Saint-Narcisse