Jean-Guy Talbot

À son tour, Jean-Guy Talbot mérite cet honneur

Le samedi 8 novembre, la direction des Canadiens de Montréal conférait l'honneur suprême à l'un des piliers de la brigade défensive de l'équipe dans les années 1970: le retrait du chandail numéro 5 de Guy Lapointe. Honneur trop tardif, mais amplement mérité: 40 ans plus tard, il détient toujours le record du plus grand nombre de buts marqués par un défenseur des Canadiens.
Je crois qu'il serait plus que temps que la direction des Canadiens retire le chandail numéro 17 porté fièrement pendant 13 saisons par Jean-Guy Talbot. Suite à une saison extraordinaire où il avait accumulé un total de 47 points - 5 buts et 42 passes -, il avait été choisi comme défenseur sur la première équipe d'étoiles de la NLH en 1963.
Il n'était qu'à trois points de la marque établie par Doug Harvey en 1956-1957. Il a de plus participé à sept matchs des étoiles en 1956, 1957, 1958, 1960, 1962, 1965, 1967. C'est lui qui était le principal porte-parole de ses coéquipiers dans le film Un jeu si simple tourné à l'ONF par Gilles Groulx en 1964.
Sur le site Internet officiel des Canadiens de Montréal, on le décrit ainsi: «Parfois oublié dans l'ombre de ses coéquipiers qui se dirigeaient vers le Temple de la Renommée, Talbot était toujours là lorsque sa formation avait besoin de lui». Le temps est venu de réparer cet oubli.
André Soulard
Trois-Rivières