Manon Massé

À quand la vraie réforme?

Les consensus sont rares en politique; pourtant, à peu près tous les observateurs s'entendent pour dire que c'est l'ensemble de la société québécoise qui bénéficie de la présence de Manon Massé à l'Assemblée nationale. Tous saluent le travail de celle à qui on colle l'épithète de conscience du parlement.
Or, voilà qu'au détour d'un froid redécoupage de la carte électorale, la réélection de la solidaire a paru un temps, franchement compromise. 
Ces exercices de remaniement socio-politico-démographiques arbitraires font fi du travail de fond, fait par les partis politiques - quels qu'ils soient -, pour mobiliser des citoyens autour d'un idéal démocratique. 
Les militants luttent et s'organisent pendant des années, de façon stratégique, certes, mais dans le noble but de faire élire le porteur ou la porteuse de leurs aspirations. 
Et c'est souvent au prix de durs labeurs et de sacrifices, menés dans le temps, que l'arbre livre son fruit. Il s'en est fallu de peu pour que la nouvelle carte électorale, adoptée le 2 mars, anéantisse ce travail dans Sainte-Marie-Saint-Jacques. On ne pourra en dire autant dans Saint-Maurice.
L'absurde de la situation, dont Québec solidaire a bien failli faire les frais - et qui voit la Mauricie amputée d'une de ses voix - vient encore une fois nous rappeler l'urgent besoin d'une réforme de notre mode de scrutin, qui verrait finalement chaque vote compter. 
Combien de temps encore devrons-nous subir ce déni de démocratie?
Sébastien Houle
Saint-Élie-de-Caxton