À propos de Guy Nantel et de ses détracteurs

Un simple petit mot pour inviter les lecteurs à prendre connaissance de la chronique de Mathieu Bock-Côté du 8 novembre dernier, publiée dans le Journal de Montréal: «La liberté d’expression en danger».

Citons le passage suivant: «Peu importe ce que dit (Guy) Nantel, peu importe sa manière de le dire aussi, rien ne devrait justifier la volonté de faire taire un humoriste, un intellectuel, un écrivain ou un simple citoyen prenant la parole publiquement».

Se pourrait-il que les bien-pensants de la «social-démocratie» rêvent de censure? Personnellement, je n’en doute pas un instant. Mais, quoi qu’il en soit, il s’agit de résister aux tendances idéologiques qui, pour reprendre les termes de Bock-Côté, décident «à quelle condition on a le droit de parler d’un sujet ou non».

À ce chapitre, je croyais que tous les responsables de nos institutions étaient des défenseurs de la liberté d’expression et non des auxiliaires dévoués au pharisaïsme et au conformisme d’une époque donnée, qu’il s’agisse du monde de la chanson, du sport, de la télévision ou de la politique dont le show-business organise les liturgies théâtrales appropriées.

Car «l’important, dirons-nous avec Karl Kraus, est en effet l’air dans lequel un mot respire, et si l’air est mauvais, même un mot de Shakespeare y crèvera».

André Désilets
Trois-Rivières