781 bières de moins...

Lettre à Geoff Molson.
Votre industrie court un grand danger, monsieur Molson. Alors que la menace d'une hausse drastique des frais de scolarité planait depuis plusieurs mois déjà, telle une épée de Damoclès au-dessus de votre industrie, le pire semble s'être confirmé.
Lors de son dernier dégel, le gouvernement libéral, et plusieurs chroniqueurs, ont répété que l'augmentation de 500 $ sur cinq ans pourrait être palliée par les étudiants en ne buvant qu'une bière de moins par semaine.
Déjà, on sentait que le gouvernement libéral avait l'intention de nuire à l'industrie de la bière au Québec, mais avec l'annonce d'une nouvelle hausse des frais de scolarité, il lui déclare la guerre.
Les libéraux, en soutenant qu'une augmentation de 100 $ par année durant cinq ans des frais de scolarité pourrait être palliée en réduisant d'une bière par semaine la consommation des étudiants, estimaient le prix de la bière à 1,92 $ l'unité.
La hausse drastique des frais de scolarité qui a été annoncée sera de 1 500 $ annuellement lorsqu'elle sera à terme. On peut donc calculer que les étudiants devront boire 781 bières de moins par année. De quoi vous mettre en faillite, monsieur Molson!
Déjà, des milliers d'étudiants de partout au Québec ont annoncé qu'ils se mobiliseraient pour lutter contre cette mesure injuste pour tous ceux dont l'emploi est lié de manière directe ou indirecte à aux entreprises brassicoles du Québec. Pensez-y!
Cette hausse forcera les étudiants à diminuer leur consommation d'environ 26 bières par semaine de cours pour pallier cette nouvelle hausse des frais de scolarité. On ne peut laisser cela se produire.
C'est pourquoi je vous écris, monsieur Molson. Il importe de faire front contre cette mesure; l'Institut économique de Montréal, le Cirano et la Chambre de commerce montréalaise doivent tous se rallier à cette croisade pour assurer une diminution des frais de scolarité des étudiants. Il en va de la survie de votre industrie
Joignez votre voix à celles des étudiants qui demandent une éducation accessible pour tous.
Alexandre Gauthier
Trois-Rivières