18 septembre: 39e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes

Selon les statistiques, une femme sur trois a été victime d’au moins une agression à caractère sexuel depuis l’âge de 16 ans, alors qu’un homme sur six sera victime d’une agression à caractère sexuel au cours de sa vie. Les femmes sont plus à risque de vivre ce type de violence, dû, entre autres, aux inégalités sociales encore bien ancrées dans notre société, les mythes et préjugés genrés, la culture du viol, etc. Il est essentiel de croire que; les luttes, les actions collectives et les prises de paroles sont encore nécessaires. Nous devons nous questionner individuellement, mais aussi socialement. La troisième vague de dénonciations dont nous avons été témoins a permis de mettre en lumière le réel fléau qu’est la violence sexuelle, de se remettre en question et, d’enfin, se recentrer sur les besoins des survivantes. Il est de notre devoir, que nous soyons touchés de près ou non par la violence sexuelle, de s’informer, d’agir et soutenir.

La Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes nous permet de le faire. En effet, depuis plusieurs années, à chaque troisième vendredi de septembre, les Centres d’aide et de luttes contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), en collaboration avec le Regroupement québécois des CALACS (RQCALACS) se mobilisent afin de sensibiliser la population à la violence sexuelle que vivent les femmes. Cette année, cette journée a pour thématique: «Courageuses de toutes façons… À notre façon!»

Avec les dénonciations publiques récentes, le processus de dénonciation et les démarches judiciaires ont été très valorisés. Cela pouvait avoir comme impact de culpabiliser, d’invalider ou mettre une pression supplémentaire aux survivantes qui ne sont pas prêtes et qui ne ressentent pas le besoin de poser ces actions. Il est possible de dévoiler, ce qui signifie de parler de son histoire à des gens de confiance, sans dénoncer et porter plainte au niveau judiciaire. Le thème souligne donc que, peu importe le parcours de survivance, tous les vécus sont légitimes. «En effet, les parcours de survivance sont pluriels et multiples et certains sont encore aujourd’hui perçus comme étant moins légitimes. Malgré les mouvements de dénonciation qui se sont succédés, le mythe de la victime parfaite, construit par les systèmes discriminatoires en place, persiste dans l’esprit collectif. Ces préjugés concourent à invisibiliser les expériences de plusieurs de nos communautés marginalisées – autochtones, racisées, handicapées, LGBTQIA2+, les survivantes et survivants avec un statut migratoire précaire, les survivantes et survivants d’inceste, etc. –, ajoutant des obstacles importants dans la recherche de soutien ou de justice.» (Communiqué de presse du RQCALACS, 8 septembre 2020)

Ce courage, malgré qu’il leur ait été imposé, est vécu selon leurs besoins et leurs propres façons. Le courage c’est oser demander de l’aide, s’affirmer et se permettre d’être qui on veut. C’est aussi, en tant que témoin de violence sexuelle, dire à une personne que sa blague n’est pas drôle, ainsi que de poser des actions AVEC et POUR elles. La violence sexuelle NOUS concerne, pas seulement elles. Soyons solidaires en devenant des alliés.

Dès le lundi 14 septembre vous pourrez visualiser les affiches d’information et de sensibilisation sur la thématique, sur notre page Facebook ou notre site internet. Vous pourrez aussi sélectionner le filtre «JACVSFF2020» pour votre photo de profil Facebook. Puis, dès le vendredi le 18 septembre vous pourrez visualiser une capsule d’information et de sensibilisation, sur notre page Facebook ou notre site internet.

Vanessa Clément

Intervenante

Pour le CALACS Entraid’Action

Shawinigan

Haut-St-Maurice

MRC Mékinac